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février
202613févToute la journée15Repeating EventLupercalia
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Les Lupercales, célébrées dans la Rome antique du 13 au
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Les Lupercales, célébrées dans la Rome antique du 13 au 15 février, étaient des fêtes de purification et de fertilité en l’honneur de Faunus, dieu des forêts et des troupeaux. Situées près de la grotte du Lupercal au pied du mont Palatin, ces cérémonies impliquaient le sacrifice d’un bouc par les luperques, prêtres de Faunus, et des rituels de flagellation destinés à favoriser la fécondité des femmes. Inspirées par la légende de Romulus et Remus, nourris par une louve, ces rites marquaient la fin de l’année romaine et symbolisaient un passage et une régénération. Le festival comportait également des courses dans Rome où les jeunes hommes, vêtus de peaux de bouc, fouettaient les femmes pour encourager la procréation. Malgré les tentatives de réforme et les interdictions, notamment celles liées à l’édit de Milan et aux critiques chrétiennes, les Lupercales perdurèrent jusqu’à la période byzantine. La découverte en 2007 d’une grotte pouvant être le Lupercal historique souligne l’importance de ce festival dans l’antiquité romaine, malgré les débats sur son identification précise.
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Février 13, 2026 - février 15, 2026 (Toute la journée)
202613févToute la journée21Repeating EventParentalia
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Les Parentalia ou dies parentales («jours des ancêtres») étaient une fête de neuf jours tenue en l'honneur des ancêtres familiaux, commençant le 13 février. Bien que les Parentalia fussent une fête
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Les Parentalia ou dies parentales («jours des ancêtres») étaient une fête de neuf jours tenue en l’honneur des ancêtres familiaux, commençant le 13 février.
Bien que les Parentalia fussent une fête du calendrier religieux romain, leurs observances étaient principalement domestiques et familiales. Cependant, l’importance de la famille pour l’État romain s’exprimait par des cérémonies publiques le premier jour, aux Ides de février, lorsqu’une Vestale menait un rite pour les di parentes collectifs de Rome au tombeau de Tarpeia.
Ovide décrit des offrandes sacrées (sacrificia) de guirlandes de fleurs, de blé, de sel, de pain imbibé de vin et de violettes aux « ombres des morts » (Manes ou Di Manes) dans les tombes familiales, qui étaient situées en dehors de la limite sacrée de Rome (pomerium). Ces observances visaient à renforcer les obligations mutuelles et les liens protecteurs entre les vivants et les morts et constituaient un devoir légal du paterfamilias (chef de la famille). Les Parentalia se terminaient le 21 février avec les rites de minuit des Feralia, lorsque le paterfamilias s’adressait aux aspects malveillants et destructeurs de ses Manes.
Les Feralia étaient un rite d’apaisement et d’exorcisme : Ovide les considérait comme une affaire plus rustique, primitive et ancienne que les Parentalia eux-mêmes. Il semble qu’elles fonctionnaient comme un rituel de purification pour la Caristia, célébrée le lendemain, lorsque la famille tenait un banquet informel pour célébrer les liens affectueux entre eux et leurs ancêtres bienveillants (Lares). L’accent mis sur le culte collectif des Manes et des di parentes implique une conception de l’au-delà comme vague et dépourvue d’individuation. Dans des cultes ultérieurs, ils se voient attribuer des qualités personnelles, et dans le culte impérial, ils acquièrent un numen divin et deviennent des divi, entités divines.
De Parentalia à Caristia, tous les temples étaient fermés, les mariages étaient interdits et «les magistrats apparaissaient sans leurs insignes», une indication qu’aucune affaire officielle n’était conduite. William Warde Fowler décrit les Parentalia comme «pratiquement un renouvellement annuel du rite de sépulture».
Les individus pouvaient également être commémorés à leur anniversaire (dies natalis). Certains étaient commémorés tout au long de l’année à des jours marqués du mois, comme les Kalendes, Nones ou Ides, lorsque des lampes pouvaient être allumées sur la tombe. Les Lemuria, les 9, 11 et 13 mai, visaient à apaiser les esprits « sans famille et affamés » des morts.
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Février 13, 2026 - février 21, 2026 (Toute la journée)
202617févToute la journéeRepeating EventQuirinalia
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Les Quirinalia, célébrées le 17 février à Rome, rendaient hommage
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Les Quirinalia, célébrées le 17 février à Rome, rendaient hommage au dieu Quirinus. Cette fête publique et jour férié, dont les origines précises restent inconnues, est attestée dans le calendrier primitif romain, soulignant son ancienneté profonde, potentiellement préalable à la fondation de Rome.
Les festivités se déroulaient sur le Quirinal, site d’un temple dédié à Quirinus, plusieurs fois reconstruit et notamment embelli par Auguste. Parallèlement, la Fête des Fous, ou Stultorum Feriae, s’inscrit dans le cadre des Quirinalia, liée par certains auteurs anciens comme Ovide, Plutarque, et Festus à la Fornacalia, une fête impliquant le regroupement des citoyens romains par curies.
L’appellation « Fête des Fous » découle de la nécessité pour ceux ayant omis leur participation à la Fornacalia de se rattraper lors des Quirinalia. Cette interprétation est toutefois complexifiée par la nature non fixe de la Fornacalia, dont la date était annuellement choisie par le Curio Maximus, rendant ambiguë la coïncidence systématique avec le 17 février. Il est plausible que l’appellation renvoie davantage à des expressions de joie et d’extravagance propres aux Quirinalia, évoquant les cérémonies similaires de la fête des Fous médiévale.
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Février 17, 2026 Toute la journée
202621févToute la journéeRepeating EventFeralia
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Les Feralia constituent une des fêtes religieuses les plus significatives
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Les Feralia constituent une des fêtes religieuses les plus significatives de la Rome antique, honorant les esprits des ancêtres décédés. Cette célébration se déroulait le 21 février, marquant la fin de la période des Parentalia, une semaine de commémorations privées dédiées aux morts, débutant le 13 février. Ces festivités étaient essentielles dans le calendrier romain, non seulement pour les rites familiaux mais aussi pour la dimension publique et communautaire du dernier jour, les Feralia proprement dits.
Les origines de Feralia remontent à une tradition établie, selon la légende, par Énée, qui introduisit cette coutume dans les terres latines pour apaiser les ombres des morts. La fête symbolisait donc un moment de piété et de respect envers les ancêtres, reflétant la profondeur des croyances romaines sur l’au-delà et la continuité familiale.
Durant les Feralia, les Romains suspendaient toutes activités publiques et commerciales, fermaient les temples et éteignaient les autels, illustrant le caractère sacré et solennel de cette journée. Aucun mariage ne pouvait être célébré à cette date, soulignant la séparation stricte entre les vivants et les morts pendant cette période de commémoration. Les offrandes aux défunts étaient modestes mais symboliques, incluant des couronnes, des fleurs, un peu de nourriture et du vin déposés sur les tombes, suivant une coutume qui insistait sur la simplicité et l’humilité face aux morts. Ces rituels reflétaient une croyance que les morts demandaient peu et qu’ils étaient apaisés par de simples gestes de mémoire et de respect.
Une légende rapporte qu’une année, l’oubli de célébrer les Feralia aurait conduit à une épidémie de peste à Rome, signifiant que les esprits des morts, négligés, avaient envahi la ville. Ce n’est qu’après la reprise des offrandes rituelles que les esprits auraient retrouvé le repos et que la peste aurait cessé, illustrant la croyance profonde dans l’importance de ces rites pour maintenir l’équilibre entre le monde des vivants et celui des morts.
Le lendemain des Feralia, le 22 février, était célébré la Caristia, une fête de famille visant à renforcer les liens entre les vivants, dans un esprit de réconciliation et de bonheur familial après les hommages rendus aux défunts.
Ces traditions soulignent l’importance de la famille et de la mémoire des ancêtres dans la Rome antique, où les vivants entretenaient des liens étroits et respectueux avec leurs prédécesseurs décédés. Les Feralia, en tant que point culminant des Parentalia, constituaient un moment clé de ce dialogue entre les générations, ancrant la communauté dans un cycle de respect mutuel entre les morts et les vivants.
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Février 21, 2026 Toute la journée
202622févToute la journéeRepeating EventCaristia
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La fête romaine des Caristia, également connue sous le nom de Cara Cognatio, était célébrée le 22 février dans l'Antiquité romaine. Elle marquait une occasion pour les familles de se
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La fête romaine des Caristia, également connue sous le nom de Cara Cognatio, était célébrée le 22 février dans l’Antiquité romaine. Elle marquait une occasion pour les familles de se réunir et de célébrer l’amour familial à travers des banquets et des échanges de cadeaux. Cette fête privée avait lieu juste après les Parentalia, une période de neuf jours consacrée à la commémoration des ancêtres, et les Feralia, un jour dédié aux sacrifices et aux offrandes aux esprits des morts nécessitant apaisement. Les Caristia servaient de reconnaissance pour la lignée familiale persistant dans le présent parmi les vivants, avec des distributions de pain, de vin et de sportulae, des sortes de primes ou marques d’appréciation.
Les Romains brûlaient de l’encens en l’honneur des dieux tutélaires de la maison et offraient aux Lares des mets du festin, soulignant ainsi l’importance des liens familiaux et de la continuité entre les vivants et leurs ancêtres. C’était également un jour de réconciliation, où les désaccords étaient mis de côté, bien qu’Ovide, de manière satirique, ait observé que cela ne pouvait être réalisé qu’en excluant les membres de la famille causant des troubles.
Les Caristia ont survécu dans le calendrier bien après la christianisation de l’Empire romain, coexistant même avec des fêtes chrétiennes dans les calendriers anciens. Malgré leur origine païenne, certains aspects des Caristia, tels que la consommation de pain et de vin, ont pu influencer les pratiques chrétiennes telles que la fête de l’agape. Toutefois, au fil du temps, ces pratiques ont été critiquées et finalement condamnées par l’Église en tant que rituels païens, ce qui a contribué à leur disparition dans la pratique religieuse au sein de la Gaule mérovingienne.
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Février 22, 2026 Toute la journée
202623févToute la journéeRepeating EventTerminalia
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Les Terminalia étaient une fête religieuse annuelle de la Rome antique, célébrée le 23 février, en l'honneur du dieu Terminus, qui présidait
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Les Terminalia étaient une fête religieuse annuelle de la Rome antique, célébrée le 23 février, en l’honneur du dieu Terminus, qui présidait aux limites des propriétés. Cette fête marquait la fin de l’année religieuse et précédait le Regifugium, symbolisant la transition vers la nouvelle année. Les Romains rendaient hommage à Terminus par des rituels spécifiques qui se déroulaient aux frontières des terrains, où des bornes délimitant les propriétés étaient couronnées de guirlandes. Un autel rudimentaire était érigé pour l’occasion, sur lequel étaient offerts du grain, du miel, du vin, et parfois un agneau ou un porcelet était sacrifié. Les célébrations se concluaient par des chants de louanges au dieu Terminus.
Une cérémonie publique importante avait lieu à six miles de Rome, à la jonction des voies Laurentine et Ostiense, qui étaient les limites de la ville à l’époque du roi Numa. Cette localisation spécifique souligne l’importance de Terminus non seulement pour les propriétés individuelles mais aussi pour la communauté dans son ensemble, en marquant les frontières de la ville elle-même.
Les Terminalies se déroulaient selon le calendrier romain, qui différait selon les années ordinaires et intercalaires. Dans les années ordinaires, la fête avait lieu le septième jour avant les calendes de Mars, tandis que dans les années intercalaires, elle pouvait avoir lieu juste avant le Regifugium. Les jours épagomènes, ou jours supplémentaires ajoutés pour aligner le calendrier sur l’année solaire, étaient également liés aux Terminalia, illustrant l’interaction complexe entre les célébrations religieuses et l’organisation temporelle à Rome.
Les Terminalia, comme d’autres fêtes romaines, étaient profondément ancrées dans la vie sociale et religieuse de Rome, reflétant les croyances et les valeurs de la société romaine, notamment l’importance des frontières, tant physiques que spirituelles, et le rôle central de la religion dans la régulation de la vie civique et privée.
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Février 23, 2026 Toute la journée
202624févToute la journéeRepeating EventFugalia / Regifugium
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a.d. VI Kal. Mart. Les Fugalia (fête de la fuite) ou Regifugium (fuite du roi), étaient des célébrations dans la Rome antique commémorant l'expulsion
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a.d. VI Kal. Mart.
Les Fugalia (fête de la fuite) ou Regifugium (fuite du roi), étaient des célébrations dans la Rome antique commémorant l’expulsion de Tarquin le Superbe, le dernier roi de Rome. Il existe également une théorie selon laquelle ces fêtes honoraient la déesse Fujia, pour avoir mis en fuite les ennemis de Rome. Ces festivités religieuses annuelles avaient lieu chaque 24 février. Peu de détails sont connus sur cette ancienne fête, qui conservait un sens obscur même pour les Romains de l’époque, bien qu’il semble établi qu’elle plonge ses racines dans l’époque monarchique.
Varron et Ovide ont relié cette observance à la fuite de Tarquin, le roi étrusque, en 510 av. J.-C., marquant la fin de la monarchie et la fondation de la République romaine. Ovide dans ses Fastes livre le compte le plus ancien de cette cérémonie. Plutarque et des documents épigraphiques suggèrent que le rex sacrorum, un substitut rituel du roi de Rome dans diverses cérémonies religieuses, jouait un rôle clé dans ce rituel. Ce dernier, dépourvu de fonctions civiques ou militaires, devait offrir un sacrifice public lors de cette date, incarnant symboliquement l’expulsion de Tarquin lors de sa fuite.
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Février 24, 2026 Toute la journée
202627févToute la journéeRepeating EventEquirria
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Ante diem quartum Kalendas Martias Les Equirria (également appelés Ecurria, du latin equicurria, c'est-à-dire courses de chevaux)
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Ante diem quartum Kalendas Martias
Les Equirria (également appelés Ecurria, du latin equicurria, c’est-à-dire courses de chevaux) étaient une fête romaine en l’honneur de Mars. La légende dit que les Equirria furent institués pour la première fois par Romulus lui-même, en honneur de son père, le dieu Mars, fait attesté par la découverte d’anciens calendriers romains gravés dans la pierre, où tous deux sont représentés.
Les Equirria faisaient partie d’une série de festivités qui marquaient le passage de ou à la saison hivernale, et donc de ou à la saison militaire. Les courses des Equirria se tenaient au Champ de Mars, probablement au Trigarium, un terrain d’entraînement pour les courses équestres situé à la bordure nord-ouest du Champ de Mars, en dehors du Pomerium, qui marquait les frontières sacrées de Rome, où l’armée en armes ne pouvait pas entrer.
Il existe également d’autres théories soutenant que ces jeux se tenaient au Tarentum, lieu où se déroulaient à l’origine les Ludi Tarentini, qui plus tard deviendraient les Ludi Saeculares, ou près de l’Autel de Mars.
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Février 27, 2026 Toute la journée
mars
202601marsToute la journéeRepeating EventMatronalia
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Kalendis Martiis Denier d'argent frappé à l'effigie de Julia Mamaea, impératrice, et
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Kalendis Martiis

Dans l’ancienne religion romaine, les Matronalia (ou Matronales Feriae) était une fête célébrant Junon Lucina, la déesse de l’accouchement (« Junon qui apporte les enfants à la lumière »), de la maternité (mater signifie « mère » en latin) et des femmes en général. Cette célébration honorait également le rôle central des femmes dans la société et la famille.
Selon le calendrier romain originel, traditionnellement attribué à Romulus, la fête des Matronalia marquait le premier jour de l’année. Se tenant le premier mars (Martius), mois dédié à Mars, elle était également connue comme les Feriae Marti.
La date de ce festival était liée à la consécration d’un temple dédié à Juno Lucina sur la colline de l’Esquilin vers 268 av. J.-C., et pourrait aussi commémorer la paix entre les Romains et les Sabins. Ce jour-là, les femmes participaient à des rituels au temple, leurs cheveux détachés — une exception au strict code vestimentaire romain qui les obligeait habituellement à les attacher — et sans ceintures ni nœuds sur leurs vêtements.
Dans le cadre domestique, les femmes recevaient des présents de leurs maris et filles, et les époux romains étaient censés prier pour leurs épouses. Il était également attendu des femmes qu’elles préparent un repas pour les esclaves de la maison, qui bénéficiaient d’une journée de repos, à l’instar de la tradition des hommes romains durant la Saturnalia. Ce festival soulignait ainsi l’importance des femmes dans le tissu social et familial, offrant un rare moment de reconnaissance et de célébration de leur rôle dans l’antiquité romaine.
Dates
Mars 1, 2026 Toute la journée
202601marsToute la journée24Repeating EventFeriae Marti
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Kalendis Martiis - Ante diem nonum Kalendas Apriles La danse des prêtres
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Kalendis Martiis – Ante diem nonum Kalendas Apriles

Les Feriae Marti, célébrées le premier jour de mars, marquaient le début de l’année religieuse dans l’ancien calendrier romain, honorant Mars, le dieu de la guerre et du renouveau printanier. Cette fête symbolisait non seulement l’arrivée du printemps mais aussi le début des campagnes militaires, reflétant l’importance de Mars non seulement comme divinité guerrière mais aussi comme force vitale du renouveau et de la fertilité.
Les célébrations des Feriae Marti s’entrelaçaient avec des rituels propices au nouveau cycle annuel, une tradition qui a perduré même après que mars a cessé d’être le premier mois de l’année. Le premier jour, dédié au dies natalis Martis (jour de naissance de Mars), voyait une variété de rituels et de sacrifices. Les femmes sacrifiaient des coqs, tandis que les hommes offraient des animaux plus imposants comme des taureaux, des porcs, des béliers, et occasionnellement des chevaux, pour honorer le dieu.
Une des caractéristiques les plus remarquables des Feriae Marti était la procession des prêtres Saliens. Ces prêtres, vêtus d’anciens atours militaires, parcouraient la ville en frappant leurs boucliers avec leurs épées, s’arrêtant pour réaliser des danses rituelles au son de la flûte et pour chanter le Carmen Saliare, un hymne ancien dont les paroles étaient incompréhensibles même pour les Romains de l’époque. Ces danses et chants avaient lieu principalement les 1er, 9, et 23 mars, marquant ainsi des moments forts du festival.
Selon la légende, Jupiter avait envoyé sur terre l’ancile, un bouclier sacré appartenant à Mars, et déclaré que le destin de Rome était lié à sa protection. Pour prévenir sa perte ou sa destruction, le roi Numa Pompilius aurait fait fabriquer plusieurs copies de cet ancile, qui étaient conservées et vénérées dans le temple de Mars et portées en procession par les Saliens.
Les Feriae Marti comprenaient également des rites de purification et de renouvellement, tels que le renouvellement des couronnes de laurier et du feu sacré dans le temple de Vesta, ainsi que la mise en scène de combats simulés dans le Champ de Mars, rappelant la préparation aux campagnes militaires.
Dates
Mars 1, 2026 - mars 24, 2026 (Toute la journée)
202614marsToute la journéeRepeating EventMamuralia
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Pridie Idus Martias Panneau de mars, issu d'une mosaïque des mois (El
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Pridie Idus Martias

Dans l’ancienne religion romaine, les Mamuralia ou Sacrum Mamurio («Rite pour Mamurius») était un festival tenu le 14 ou le 15 mars, mentionné uniquement dans des sources de la fin de l’antiquité. Selon Joannes Lydus, un vieil homme portant des peaux d’animaux était battu rituellement avec des bâtons. Le nom est lié à Mamurius Veturius, qui, selon la tradition, était l’artisan qui avait fabriqué les boucliers rituels (ancilia) suspendus dans le temple de Mars. Comme le calendrier romain commençait à l’origine en mars, le Sacrum Mamurio est généralement considéré comme un rituel marquant la transition de l’ancienne année vers la nouvelle. Il partage certaines caractéristiques avec le rituel du bouc émissaire ou pharmakos.
Les boucliers étaient gardés par les prêtres de Mars, les Salii, qui les utilisaient dans leurs rituels. En guise de paiement, Mamurius a demandé que son nom soit préservé et commémoré dans le Carmen Saliare, un hymne chanté par les Salii lorsqu’ils manipulaient les boucliers et effectuaient leur danse armée. Des fragments de cet hymne archaïque, dont l’invocation de Mamurius, subsistent encore. Plusieurs sources mentionnent cette invocation et l’histoire de l’artisan, mais seul Lydus décrit le rituel du vieil homme battu.
Mamurius aurait également fabriqué un remplacement en bronze pour une statue en érable de Vertumnus, apportée à Rome du temps de Romulus. Il pourrait avoir été Oscan et aurait été enterré dans sa terre natale, comme le suggère la fin d’un poème sur Vertumnus, où Propertius exprime le souhait que la terre osque ne consume pas les mains habiles de Mamurius. Veturius est considéré comme un nom de famille étrusque ou osque.
Mamurius Veturius est devenu le surnom de Marcus Aurelius Marius Augustus, un ancien forgeron ou métallurgiste qui fut brièvement empereur romain en 269.
Le rituel
La description la plus complète du rituel connu sous le nom de Mamuralia nous est donnée par Joannes Lydus dans son œuvre du 6ème siècle, De mensibus (« Concernant les Mois »). Lydus rapporte qu’un vieil homme, appelé Mamurius, était vêtu de peaux d’animaux et battu avec des bâtons blancs, c’est-à-dire des branches écorcées. Cette pratique pourrait symboliquement inverser la couverture de la peau humaine lisse par des peaux d’animaux rugueuses. Bien que Lydus ne mentionne pas explicitement l’exil du vieil homme hors de la ville, les chercheurs en déduisent généralement qu’il le fut. Dans le mythe des ancilia, le personnage de Mamurius apparaît comme bienveillant, rendant sa punition imméritée.
La tardiveté de ce récit soulève des questions quant à l’authenticité ou l’ancienneté du festival, puisque les références dans les calendriers républicains et impériaux ou les sources littéraires sont absentes ou indirectes. Lydus aurait pu mal interpréter les rites Salien. Servius mentionne un jour consacré à Mamurius où les Salii « frappaient une peau en imitation de son art », c’est-à-dire les coups portés par un forgeron. Minucius Felix note que les Salii frappaient des peaux alors que les boucliers étaient portés en procession. Deux mosaïques de l’époque impériale ont été interprétées comme illustrant le rite de Mamurius. La compréhension de Mamurius par Lydus pourrait être liée aux légendes médiévales du woodwose ou homme sauvage des bois, jouant un rôle similaire dans les cérémonies d’hiver ou du Nouvel An liées à la Nuit des Rois et au carnaval.
Dates
Mars 14, 2026 Toute la journée
202617marsToute la journéeRepeating EventLiberalia
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Ante diem sextum decimum Kalendas Apriles Buste de Dionysos dans le temple de Liber Pater sur
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Ante diem sextum decimum Kalendas Apriles

Les Liberalia étaient une célébration annuelle en l’honneur de Liber Pater et Libera, qui avait lieu chaque 17 mars dans la Rome antique. Mentionnée sur le calendrier de Numa Pompilius, un des plus anciens calendriers romains, cette fête coïncidait avec l’Agonium Martiale selon d’autres calendriers, bien que cette association ne fût pas courante ni populaire. La nature précise des célébrations des Liberalia reste partiellement inconnue, distincte d’autres fêtes liées au Liber Pater hellénisé, comme les Cerealia ou les Bacchanalia. Contrairement à ces dernières, les Liberalia n’étaient pas associées aux jeux scéniques, connus sous le nom de ludi Liberales.
Selon Ovide, le jour des Liberalia était marqué par la présence de vieilles femmes, décrites par Varron comme des prêtresses de Liber, vendant des gâteaux de farine, miel et huile, et offrant des morceaux de ces gâteaux sur un petit autel en l’honneur du dieu. Tertullien note également la tradition des familles dînant devant leur porte ce jour-là. Ces rites n’ont aucun lien avec les vendanges, soulignant une distinction claire avec d’autres célébrations en l’honneur de Liber Pater.
Un élément central des Liberalia était la prise de la toge virile, symbolisant le passage de l’enfance à l’âge adulte et l’entrée dans la vie publique. Ce rituel impliquait des processions familiales menant les jeunes hommes au forum pour revêtir la toge blanche après un sacrifice matinal aux Lares. Cette transition marquait l’introduction officielle du jeune homme dans la société, suivie d’un sacrifice au Capitole. Ce jour représentait donc une étape significative dans la vie des jeunes Romains, avec des festivités spécifiques reflétant leur entrée dans la citoyenneté adulte.
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Mars 17, 2026 Toute la journée
202619marsToute la journéeRepeating EventQuinquatria
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Ante diem quartum decimum Kalendas Apriles Les Quinquatria ou Quinquatrus était une fête consacrée à la déesse Minerve, célébrée du 19 au 23 mars. Selon Varron, elle était
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Les Quinquatria ou Quinquatrus était une fête consacrée à la déesse Minerve, célébrée du 19 au 23 mars. Selon Varron, elle était ainsi appelée parce qu’elle avait lieu le cinquième jour après les Ides. Varron et Festus affirment que le Quinquatrus ne durait qu’un jour, mais Ovide dit qu’il durait cinq jours, d’où son nom: le premier jour, le sang n’était pas versé, mais les quatre derniers jours, il y avait des combats de gladiateurs. Le premier jour était la fête proprement dite, et les quatre suivants étaient une extension faite peut-être à l’époque de César pour satisfaire le peuple. Les anciens calendriers religieux romains n’attribuent qu’un seul jour à la fête.
Ovide dit que cette fête était célébrée en commémoration de l’anniversaire de Minerve; mais selon Festus, elle était sacrée pour Minerve parce que son temple sur l’Aventin était consacré ce jour-là. Le cinquième jour de la fête, selon Ovide, les trompettes utilisées dans les rites sacrés étaient purifiées; mais il semble qu’il s’agissait à l’origine d’une fête distincte appelée Tubilustrium, que les anciens calendriers plaçaient le 23 mars. Lorsque la célébration de Quinquatrus a été étendue à cinq jours, le Tubilustrium est tombé le dernier jour de cette fête.
Comme cette fête était sacrée pour Minerve, il semble que les femmes avaient l’habitude de consulter des voyantes et des devins ce jour-là. Domitien la faisait célébrer chaque année dans sa villa d’Alban, située au pied des collines albanaises, et instituait un collège pour superviser la fête, qui consistait en des spectacles de bêtes sauvages, des représentations de pièces de théâtre et des concours d’orateurs et de poètes.
Lors des Quinquatria, en 59, Néron a invité sa mère, Agrippine la Jeune, dans sa villa près de Baïes, pour tenter de l’assassiner.
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Mars 19, 2026 Toute la journée
202623marsToute la journéeRepeating EventTubilustrium
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Ante diem decimum Kalendas Apriles Des 'tubicenes' sur la
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Ante diem decimum Kalendas Apriles

Dans la Rome antique, le mois de mars marquait traditionnellement le début de la saison des campagnes, et le Tubilustrium était une cérémonie destinée à préparer l’armée à la guerre. Cette interprétation fait cependant débat: certains commentateurs soutiennent cependant que le terme commun pour les trompettes de guerre, tubae, n’est pas le même que la forme tubi utilisée ici. Ils affirment que le mot tubi n’était utilisé que pour les trompettes utilisées dans les sacrifices. Selon cette interprétation, la cérémonie était une fête destinée à nettoyer et à purifier les trompettes utilisées dans les sacrifices. Un exemple parmi d’autres de la relation étroite entre la musique et le culte dans le rituel romain.
La fête avait lieu le 23 mars, dernier jour de la fête des Quinquatries, en hommage au dieu romain Mars et à Nérine, déesse sabine, et se répétait le 23 mai.
La cérémonie se déroulait à Rome dans un bâtiment appelé la salle des cordonniers (atrium sutorium) et comprenait le sacrifice d’une agnelle. Les Romains qui n’assistaient pas à la cérémonie se souvenaient de l’événement en voyant les prêtres Saliens danser dans les rues de la ville.
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Mars 23, 2026 Toute la journée
202624marsToute la journéeRepeating EventHilaria
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Ante diem septimum Kalendas Apriles
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Ante diem septimum Kalendas Apriles

Les Hilaria (en latin «les joyeuses», terme dérivé de l’adjectif emprunté au grec ancien: ἱλαρός «joyeux, gai») étaient d’anciennes fêtes religieuses romaines célébrées à l’équinoxe de mars en l’honneur de Cybèle.
Le terme semble avoir été à l’origine un nom donné à n’importe quel jour ou saison de réjouissance. Les hilaria étaient donc, selon Maxime le Confesseur (580-662), soit privées, soit publiques. Parmi la première catégorie, il pense cite par exemple le jour du mariage et de la naissance d’un fils; pour la seconde, les jours de réjouissances publiques fixés par un nouvel empereur. Ces jours étaient consacrés à des réjouissances générales et à des sacrifices publics, et il n’était permis à personne de montrer le moindre symptôme de chagrin ou de tristesse.
Les Romains célébraient aussi les Hilaria comme une feria stativa (fête à jour fixe), le 25 mars, le septième jour avant les calendes d’avril, en l’honneur de Cybèle, la mère des dieux; et c’est probablement pour distinguer ces Hilaria de celles mentionnées ci-dessus, que l’Histoire Auguste l’appelle Hilaria Matris Deûm. Le jour choisi pour sa célébration était le premier après l’équinoxe de printemps, ou le premier jour de l’année plus long que la nuit. L’hiver et sa morosité avaient disparu, et le premier jour d’une meilleure saison était consacré aux réjouissances. On ne connaît pas les modalités de sa célébration à l’époque de la république, si ce n’est que Valère Maxime mentionne des jeux en l’honneur de la mère des dieux. En ce qui concerne sa célébration à l’époque de l’empire, Hérodien écrit que, entre autres choses, il y avait une procession solennelle, au cours de laquelle on portait la statue de la déesse, et devant cette statue les spécimens les plus coûteux d’assiettes et d’œuvres d’art appartenant soit à de riches Romains, soit aux empereurs eux-mêmes. Toutes sortes de jeux et de divertissements étaient autorisés ce jour-là; les mascarades étaient les plus importantes, et chacun pouvait, sous son déguisement, imiter qui il voulait, même les magistrats.
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Mars 24, 2026 Toute la journée
avril
202601avrToute la journéeRepeating EventVeneralia
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Kalendis Aprilibus Les Veneralia était une ancienne fête romaine célébrée le 1er avril en l'honneur de Vénus Verticordia ("Vénus qui change les cœurs") et de Fortuna Virilis ("Fortune virile"). Le
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Kalendis Aprilibus
Les Veneralia était une ancienne fête romaine célébrée le 1er avril en l’honneur de Vénus Verticordia (« Vénus qui change les cœurs ») et de Fortuna Virilis (« Fortune virile »).
Le culte de Vénus Verticordia a été établi en 220 avant J.-C., juste avant le début de la deuxième guerre punique, en réponse aux conseils d’un oracle sibyllin, lorsqu’une série de prodiges a été considérée comme signifiant le mécontentement divin face aux offenses sexuelles commises par des Romains de toutes catégories et classes, y compris plusieurs hommes et trois vierges vestales. Sa statue a été dédiée par une jeune femme, choisie comme la plus pudica (sexuellement pure) de Rome par un comité de matrones romaines. À l’origine, la statue se trouvait probablement dans le temple de Fortuna Virilis. Ce culte, plus ancien que celui de Vénus Verticordia mais peut-être perçu comme faible ou en perte de vitesse, a pu bénéficier du soutien moral et religieux de Vénus en tant que divinité relativement nouvelle mais plus ancienne; pour Ovide, l’acceptation par Vénus de l’épithète et de ses responsabilités représentait le propre changement d’avis de la déesse. En 114 av. J.-C., Vénus Verticordia a reçu son propre temple. Elle était destinée à persuader les Romains de tous sexes et de toutes classes sociales, qu’ils soient mariés ou non, de chérir les convenances et la moralité sexuelles traditionnelles connues pour plaire aux dieux et profiter à l’État. Pendant les Veneralia, son image de culte était transportée de son temple aux thermes pour hommes, où elle était déshabillée et lavée à l’eau chaude par ses assistantes, puis enguirlandée de myrte. Lors des Veneralia, les femmes et les hommes demandaient à Vénus Verticordia son aide pour les affaires de cœur, le sexe, les fiançailles et le mariage. Fortuna Virilis recevait également son culte le même jour.
Pour en savoir plus:
Dates
Avril 1, 2026 Toute la journée
202604avrToute la journée10Repeating EventMegalesia
Description
Pridie Nonas Apriles - Ante diem quartum Idus Apriles
Description
Pridie Nonas Apriles – Ante diem quartum Idus Apriles

Les Megalesia, également appelées Mégalésies ou Megalensia, étaient des festivités accompagnées de jeux, de concours et de représentations théâtrales à caractère votif, connus sous le nom de Jeux mégalésiens, célébrés dans la Rome antique en avril en l’honneur de Cybèle, la grande déesse, d’où le nom de ces festivités et de ces jeux.
L’origine des Megalesia remonte à la deuxième guerre punique, lorsque les Romains cherchèrent la protection de nouveaux dieux. En 204 av. J.-C., Scipion Nasica reçut la statue de Cybèle, apportée de Pessinonte à Rome. La réception de la déesse le 4 avril fut marquée par une procession magnifique et des jeux, avec de nombreux dons offerts à la déesse au sanctuaire de la Victoire, son hôtesse provisoire sur le mont Palatin. Cependant, la célébration annuelle des jeux scéniques débuta treize ans plus tard, en avril 191 av. J.-C., lorsque Marcus Iunius Brutus dédia le temple construit en l’honneur de Cybèle.
Les festivités duraient sept jours, du 4 au 10 avril, culminant le jour de la fête de Cybèle. Elles étaient caractérisées par des réjouissances et des festins, avec des processions bruyantes et des banquets organisés en l’honneur de la déesse. En 161 av. J.-C., le Sénat romain émit un décret limitant les dépenses excessives pendant ces festivités.
Les Jeux mégalésiens étaient initialement des spectacles scéniques, se déroulant devant le temple de Cybèle sur le mont Palatin, mais plus tard, ils s’étendirent aux théâtres. Organisés sous la présidence des édiles curules, ces jeux étaient considérés comme des manifestations chastes, solennelles et religieuses, en contraste avec les jeux brutaux et sanglants des cirques.
Dates
Avril 4, 2026 - avril 10, 2026 (Toute la journée)
202612avrToute la journée19Repeating EventCerealia
Description
Pridie Idus Apriles - Ante diem tertium decimum Kalendas Maias
Description
Pridie Idus Apriles – Ante diem tertium decimum Kalendas Maias

Les Cerealia, ou jeux de Cérès (ludi cereales), étaient des festivités romaines en l’honneur de la déesse Cérès. Le culte de Cérès à Rome remonte à -493, d’après les Livres sibyllins, lorsque le temple de la déesse grecque Déméter, latinisée en Cérès, fut érigé près du Circus Maximus. Ce temple, le premier de style grec construit à Rome par des Grecs, conserva des rituels entièrement grecs, avec des prêtresses et des prières en langue grecque. Ce culte était particulièrement orienté vers les plébéiens, contrairement aux pratiques des familles patriciennes. Les édiles plébéiens étaient chargés de sa surveillance, et ils distribuaient du blé et du pain au peuple en période de crise depuis le temple de Cérès, appelé aedes Cereris.
La principale fête du culte, les Cerealia ou ludi Cereris, se déroulait initialement de manière exceptionnelle, puis fut fixée annuellement du 12 au 19 avril. Cette célébration marquait le retour de Proserpine sur terre, une légende associée à l’invention de l’agriculture. Les sacrifices offerts à Cérès étaient principalement des gâteaux de miel, du lait, de l’encens et des flambeaux allumés, à l’exception d’une truie. Les festivités comprenaient également des jeux sur plusieurs jours, auxquels les plébéiens invitaient les patriciens en retour de leur invitation aux Megalesia. Le dernier jour était le plus éclatant, avec des processions à la campagne et au cirque en ville, des courses de chevaux et une chasse aux renards portant des torches allumées, destinée à prévenir une maladie du blé appelée robigo.
Une autre fête en l’honneur de Cérès, le sacrum anniversarium Cereris, était célébrée en août, peu de temps avant la deuxième guerre punique. Cette célébration, instituée après la bataille de Cannes en 216 av. J.-C., était exclusivement réservée aux femmes, qui offraient à la déesse les prémices des champs après neuf jours d’abstinence et revêtaient des vêtements blancs et des couronnes d’épis. Le jejunium Cereris, un jeûne établi en -191, était célébré chaque année le quatrième jour d’octobre, en correspondance avec les thesmophories grecques.
Dates
Avril 12, 2026 - avril 19, 2026 (Toute la journée)
202621avrToute la journéeRepeating EventParilia / Romaea
Description
Ante diem undecimum Kalendas Maias Les Parilia représentées en 1783
Description
Ante diem undecimum Kalendas Maias

Les Parilia, ou Palilia[1], étaient une fête rurale romaine célébrée chaque année le 21 avril. Cette célébration, profondément ancrée dans la tradition pastorale, visait à purifier les moutons et les bergers afin d’assurer leur prospérité pour l’année à venir. Au-delà de leur aspect pastoral, les Parilia ont évolué pour devenir l’anniversaire de Rome, symbolisant la fondation de la ville et sa puissance croissante.
Origines et évolution
Les origines des Parilia remontent à une époque antérieure à la fondation de Rome, comme le suggèrent son caractère pastoral et pré-agricole. Décrit par Ovide dans ses Fastes, les Parilia étaient à l’origine une fête célébrée par les bergers pour implorer la protection de Palès, divinité protectrice des troupeaux et des bergers dont le genre n’est pas certain.
Pendant la République romaine, l’agriculture occupait une place centrale dans l’identité romaine et les Parilia ont pris un caractère plus rural. La fête s’est étendue à l’ensemble de la population rurale, célébrant la fertilité des terres et le bien-être des troupeaux.
Avec l’urbanisation croissante et la montée en puissance de Rome, les Parilia ont connu une transformation significative. Au 1er siècle avant notre ère, sous Jules César, des jeux ont été ajoutés à la cérémonie, soulignant la puissance et les victoires militaires de Rome. Plus tard, sous l’empereur Caligula, la fête s’est encore enrichie d’une procession de prêtres, de nobles et d’enfants, chantant les louanges de l’empereur et escortant un bouclier d’or jusqu’au Capitole.
En 121 de notre ère, sous l’empereur Hadrien, un nouveau temple dédié à Vénus et Rome a été érigé et le nom de la fête a été changé en Romaea (ou dies natalis Romae ou encore natalis Urbis). Cette transformation marque l’intégration définitive des Parilia dans le calendrier officiel romain et leur association avec la fondation de la ville.
Le Parilia se déroulait en deux parties distinctes: une cérémonie rurale et une cérémonie urbaine.
Cérémonie rurale
La cérémonie rurale, menée par le berger lui-même, était profondément ancrée dans les traditions pastorales. Dès l’aube, le berger purifiait les moutons et les bergeries en les aspergeant d’eau lustrale et en brûlant un feu de paille, de branches d’olivier, de laurier et de soufre. Ce feu de purification, symbolisant la protection contre les maladies et les mauvais esprits, était franchi par le berger et ses moutons dans un acte de purification collective.
Des offrandes de millet, de gâteaux et de lait étaient ensuite présentées à Palès, implorant sa bienveillance sur les troupeaux et les pâturages. Le berger récitait ensuite des prières, demandant à la divinité de le protéger, lui et son troupeau, des maux et des accidents.
La cérémonie s’achevait par la consommation de burranica, un breuvage à base de lait et de sapa (vin cuit), suivi de trois sauts du berger par-dessus le feu de joie.
Cérémonie urbaine
La cérémonie urbaine, dirigée par un prêtre, intégrait des éléments d’autres fêtes religieuses romaines, reflétant la complexité du paysage religieux romain.
Outre les éléments purificateurs présents dans la cérémonie rurale, la cérémonie urbaine incluait des sacrifices d’une vache pleine à Tellus, divinité de la terre, et du cheval victorieux de la course de chars du 15 octobre de l’année précédente. Les cendres du veau et le sang du cheval, prélevés sur sa tête, étaient mélangés à la paille de fèves brûlée du feu de joie, conférant à la cérémonie une dimension propitiatoire pour la fertilité des champs et des troupeaux.
[1] Pălīlis, e, de Palès: Ov. F. 4, 898 ; M. 14, 774; Tib. 2, 5, 87 Palilia (Parilia, Varro R. 2, 1, 9; Col.; Plin.), ium ou iōrum, n. pl., Palilies ou Parilies, fêtes en l’honneur de Palès: Varro L. 6, 15 ; Cic. Div. 2, 98; Ov. F. 4, 721; cf. Fest. 222.
Dates
Avril 21, 2026 Toute la journée
202627avrToute la journée02maiRepeating EventFloralia
Description
Ante diem quintum Kalendas Maias - Ante diem sextum Nonas Maias Fresque représentant Flora, provenant de
Description
Ante diem quintum Kalendas Maias – Ante diem sextum Nonas Maias

Les Floralia étaient des festivités en l’honneur de la déesse Flora dans la religion de la Rome antique. Elles débutaient le 27 avril à l’époque républicaine ou le 28 avril dans le calendrier julien, s’étendant jusqu’à six jours pendant l’Empire. Les jeux de Flore, connus sous le nom de Ludi Florae, étaient caractérisés par un ambiance licencieuse et de recherche de plaisir, ayant un caractère populaire en contraste avec d’autres festivals romains plus patriciens.
Flora, une divinité ancienne de la religion romaine, était vénérée comme la déesse des fleurs, de la végétation et de la fertilité. Elle disposait de son propre grand prêtre, le flamen Florialis, et recevait des sacrifices dans la forêt sacrée des Fratres Arvales. On croyait que le roi sabin Titus Tacius avait établi un autel en son honneur pendant la période royale.
Les temples de Flora étaient situés dans des lieux associés aux plébéiens de Rome, comme l’Aventin et le Quirinal. Les jeux de Flora étaient financés par les édiles plébéiens à travers des amendes imposées pour l’usurpation de terres publiques, et commençaient par des représentations théâtrales pour se conclure avec des compétitions dans le cirque et un sacrifice à Flora.
Les célébrations des Floralia comprenaient la participation de prostituées, qui dansaient et luttaient dans des simulacres de combat. Cela suggère que, malgré leur marginalisation sociale, les travailleuses du sexe n’étaient pas complètement exclues de la société romaine.
Pendant les festivités, des rituels étaient réalisés, tels que la libération cérémoniale d’animaux fertiles, tels que des lièvres et des chèvres, et une pluie symbolique de nourriture associée à la fertilité. On mettait en évidence l’utilisation de vêtements multicolores en contraste avec d’autres festivités où des vêtements blancs étaient portés. De plus, des célébrations nocturnes étaient mentionnées avec des mesures pour éclairer le chemin après les représentations théâtrales.
Dates
Avril 27, 2026 - mai 2, 2026 (Toute la journée)
mai
202627avrToute la journée02maiRepeating EventFloralia
Description
Ante diem quintum Kalendas Maias - Ante diem sextum Nonas Maias Fresque représentant Flora, provenant de
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Ante diem quintum Kalendas Maias – Ante diem sextum Nonas Maias

Les Floralia étaient des festivités en l’honneur de la déesse Flora dans la religion de la Rome antique. Elles débutaient le 27 avril à l’époque républicaine ou le 28 avril dans le calendrier julien, s’étendant jusqu’à six jours pendant l’Empire. Les jeux de Flore, connus sous le nom de Ludi Florae, étaient caractérisés par un ambiance licencieuse et de recherche de plaisir, ayant un caractère populaire en contraste avec d’autres festivals romains plus patriciens.
Flora, une divinité ancienne de la religion romaine, était vénérée comme la déesse des fleurs, de la végétation et de la fertilité. Elle disposait de son propre grand prêtre, le flamen Florialis, et recevait des sacrifices dans la forêt sacrée des Fratres Arvales. On croyait que le roi sabin Titus Tacius avait établi un autel en son honneur pendant la période royale.
Les temples de Flora étaient situés dans des lieux associés aux plébéiens de Rome, comme l’Aventin et le Quirinal. Les jeux de Flora étaient financés par les édiles plébéiens à travers des amendes imposées pour l’usurpation de terres publiques, et commençaient par des représentations théâtrales pour se conclure avec des compétitions dans le cirque et un sacrifice à Flora.
Les célébrations des Floralia comprenaient la participation de prostituées, qui dansaient et luttaient dans des simulacres de combat. Cela suggère que, malgré leur marginalisation sociale, les travailleuses du sexe n’étaient pas complètement exclues de la société romaine.
Pendant les festivités, des rituels étaient réalisés, tels que la libération cérémoniale d’animaux fertiles, tels que des lièvres et des chèvres, et une pluie symbolique de nourriture associée à la fertilité. On mettait en évidence l’utilisation de vêtements multicolores en contraste avec d’autres festivités où des vêtements blancs étaient portés. De plus, des célébrations nocturnes étaient mentionnées avec des mesures pour éclairer le chemin après les représentations théâtrales.
Dates
Avril 27, 2026 - mai 2, 2026 (Toute la journée)
202609maiToute la journée13Repeating EventLemuria
Description
Ante diem septimum Idus Maias - Ante diem tertium Idus Maias Mosaïque provenant de Pompéi (Museo
Description
Ante diem septimum Idus Maias – Ante diem tertium Idus Maias

Les Lemuria étaient des festivités religieuses de l’antiquité romaine qui se déroulaient du 9 au 13 mai. Elles étaient consacrées au culte des morts et à l’exorcisme des esprits malveillants. Les rituels et coutumes associés aux Lemuria sont principalement décrits dans les Fastes d’Ovide, fournissant ainsi une source précieuse d’information sur cette pratique.
Ces festivités nocturnes débutaient à minuit, l’heure du silence et de l’ouverture vers le monde des morts. Les Romains sortaient alors pieds nus dans les rues, claquant des doigts pour avertir les esprits de leur présence. Ils se purifiaient en se lavant les mains trois fois dans une fontaine, symbole de pureté originelle, et consommaient des fèves noires, représentant la communion entre les vivants et les morts. À travers des incantations répétées neuf fois, ils tentaient d’exorciser les esprits malfaisants et de marquer le début d’un nouveau cycle de vie.
La symbolique des Lemuria était profonde et multiple. Ces festivités exprimaient la piété des Romains envers leurs ancêtres défunts et leur crainte des esprits errants. Elles symbolisaient également le renouvellement de la vie après la mort, reflétant ainsi le cycle naturel de la vie et de la mort, semblable au renouveau printanier succédant à l’hiver. Les différents éléments des rituels, tels que le silence de minuit, les pieds nus et le lavage des mains, étaient chargés de symbolisme, favorisant le contact avec le monde des morts et la purification des participants.
L’héritage des Lemuria a perduré à travers l’histoire. Ces célébrations romaines ont probablement influencé la création de la fête catholique de la Toussaint, bien que cette théorie reste sujette à débat. De plus, le nom même des Lemuria a survécu dans les mythes romains, désignant des âmes tourmentées incapables de trouver le repos après une mort tragique ou violente.
Article en lien avec le sujet
Dates
Mai 9, 2026 - mai 13, 2026 (Toute la journée)
juin
202607juinToute la journée15Repeating EventVestalia
Description
Ante diem septimum idus Iunias - Ante diem septimum decimum kalendas Iulias Rare représentation de Vesta
Description
Ante diem septimum idus Iunias – Ante diem septimum decimum kalendas Iulias

Chaque année, du 7 au 15 juin, la Rome antique célébrait les Vestalia, une fête religieuse d’une importance capitale en l’honneur de Vesta, la déesse vierge du foyer, de la maison et de la famille.
Au cœur de ces célébrations se trouvaient les Vestales, les prêtresses vouées à la virginité perpétuelle et chargées d’entretenir la flamme éternelle dans le temple de Vesta. Les rituels qu’elles accomplissaient durant les Vestalia revêtaient un caractère solennel.
Le 7 juin marquait l’ouverture des festivités avec la cérémonie d’ouverture du sanctuaire intérieur du temple de Vesta, normalement interdit à tous excepté aux Vestales. Ce jour-là, les matrones romaines avaient l’insigne privilège d’y pénétrer pieds nus pour y déposer des offrandes.
Le point culminant avait lieu le 9 juin, jour de fête publique, avec des processions honorant Vesta. C’était l’occasion pour les Vestales de préparer la mola salsa, un gâteau salé sacré fait de farine d’épeautre et de sel. Les meuniers et boulangers, dont le métier était lié au domaine de Vesta, ornaient les meules de fleurs et menaient des ânes couronnés de violettes dans les cortèges.
Les rites s’achevaient le 15 juin par la purification rituelle du temple de Vesta, soigneusement balayé et nettoyé par les Vestales, symbolisant le renouveau du lieu sacré.
Au-delà de leur caractère religieux, les Vestalia revêtaient une dimension civique essentielle à Rome. C’était l’occasion pour les matrones de rendre hommage aux Vestales, ces prêtresses vouées à la chasteté et gardiennes du feu éternel, protectrices du foyer et de la famille romaine.
La prospérité de l’État romain était intimement liée à l’entretien du feu sacré et des rites de Vesta par ses dévotes servantes. Leur virginité était jugée indispensable à la survie de Rome. Toute Vestale convaincue d’inconduite était enterrée vivante.
Les Vestalia soulignaient ainsi le rôle central de Vesta comme gardienne de la vie domestique, son culte remontant aux plus anciennes traditions des cités latines comme Lavinium et Albe la Longue.
Bien qu’ayant peu de mythes associés, Vesta comptait parmi les douze divinités majeures du panthéon romain en tant que fille de Saturne et Ops, sœur de Jupiter, Neptune, Pluton, Junon et Cérès. Son équivalente grecque était Hestia.
À l’origine, les Vestalia étaient empreintes d’une grande simplicité, pureté et propreté, reflets de la nature animiste du culte voué à Vesta. De minutieux rites entouraient la préparation de la mola salsa et la collecte de l’eau sacrée du Numicius ou du Tibre.
Cependant, à partir du IIe siècle av. J.-C., les Vestalia sont devenues une véritable fête populaire, associant notamment les corporations des meuniers et boulangers en raison de leur lien avec la préparation de la mola salsa.
Malgré l’avènement du christianisme, le culte de Vesta et les Vestalia demeurèrent l’un des derniers rites païens pratiqués à Rome jusqu’à leur interdiction par l’empereur Théodose Ier en 391 apr. J.-C., témoignant de l’importance séculaire de cette célébration au cœur de l’identité romaine.
Dates
Juin 7, 2026 - juin 15, 2026 (Toute la journée)
202611juinToute la journéeRepeating EventMatralia
Description
Ante diem tertium idus Iunias Les Matralia étaient une ancienne fête
Description
Ante diem tertium idus Iunias

Les Matralia étaient une ancienne fête romaine célébrée chaque année le 11 juin en l’honneur de Mater Matuta, la déesse de l’aube, de la fertilité et de la maturité féminine. Cette célébration revêtait une grande importance dans la société romaine, mettant en lumière le rôle crucial des femmes dans la perpétuation de la famille et de la communauté.
Les origines exactes des Matralia sont incertaines, mais on pense qu’elles remontent à l’époque archaïque de Rome. Mater Matuta était une divinité d’origine italique, vénérée par les populations locales avant même la fondation de la ville éternelle. Son culte a été intégré dans la religion romaine, reflétant l’importance accordée à la fertilité et à la procréation dans cette société agricole et patriarcale. La fête des Matralia célébrait le passage des jeunes filles à l’âge adulte et leur capacité à devenir mères. Elle honorait également les femmes déjà mères, soulignant leur rôle essentiel dans la perpétuation de la famille et de la communauté romaine.
Les Matralia étaient une fête exclusivement réservée aux femmes célibataires ou en première union (univirae). Elles se rassemblaient au temple de Mater Matuta, situé dans le Forum Boarium à Rome, pour offrir des prières et des sacrifices à la déesse. Un aspect important de la célébration était la préparation et la consommation de gâteaux spéciaux, appelés mapalia ou matralia. Ces gâteaux étaient confectionnés avec soin par les femmes et offerts à la déesse en guise d’offrande. Les participantes couronnaient également la statue de Mater Matuta de guirlandes de fleurs, symbolisant la fertilité et le renouveau printanier. Elles priaient pour la santé et la prospérité de leurs neveux et nièces, renforçant ainsi les liens familiaux.
Au-delà de son aspect religieux, les Matralia revêtaient une importance culturelle et sociale significative dans la société romaine. Elles mettaient en lumière le rôle crucial des femmes en tant que gardiennes de la famille et de la continuité de la communauté.
Dates
Juin 11, 2026 Toute la journée
202624juinToute la journéeRepeating EventFors Fortuna
Description
Ante diem octavum kalendas Iulias La
Description
Ante diem octavum kalendas Iulias

La Fête de Fors Fortuna était une célébration romaine annuelle en l’honneur de Fortuna, la déesse de la chance et du destin. Cette fête avait lieu le 24 juin et rendait hommage à l’une des divinités les plus vénérées de la religion romaine antique.
Fortuna était une déesse allégorique dont le culte remontait aux premiers temps de Rome. Son nom dérivait du latin « fors », signifiant « sort » ou « hasard », reflétant son rôle de personnification de la chance et du destin imprévisible. Fortuna était souvent représentée aveugle, tenant une roue et une corne d’abondance, symbolisant la nature capricieuse et imprévisible de la fortune. La fête de Fors Fortuna célébrait l’importance de la chance et du destin dans la vie des Romains. Les citoyens rendaient hommage à Fortuna dans l’espoir d’obtenir sa faveur et une bonne fortune pour l’année à venir. Cette fête soulignait l’influence que les Romains attribuaient aux forces du hasard et de la destinée sur leurs vies et leurs entreprises.
Pendant la fête de Fors Fortuna, les Romains organisaient des processions, des sacrifices d’animaux et des banquets en l’honneur de la déesse. Les matrones romaines, en particulier, jouaient un rôle important dans ces célébrations, offrant des prières et des offrandes à Fortuna dans l’espoir d’assurer la prospérité et le bonheur de leur famille. De plus, les Romains consultaient les oracles de Fortuna à Préneste, un site sacré où des tablettes mystérieuses avaient été découvertes et étaient utilisées pour rendre des prophéties. Cette pratique reflétait la croyance romaine selon laquelle Fortuna pouvait révéler les caprices du destin à ceux qui la vénéraient correctement.
Bien que le paganisme romain ait décliné avec l’avènement du christianisme, l’influence de Fortuna a perduré dans la culture occidentale. La notion de « fortune » ou de « chance » reste profondément ancrée dans de nombreuses expressions et croyances populaires modernes, témoignant de l’héritage durable de cette ancienne déesse romaine.
Dates
Juin 24, 2026 Toute la journée
juillet
202605juil10:1310:13Repeating EventPoplifugia
Description
Ante diem tertium Nonas iulias Les Poplifugia, célébrées le 5 juillet dans la Rome antique, est une fête religieuse dont la signification et les origines sont complexes et sujettes
Description
Ante diem tertium Nonas iulias
Les Poplifugia, célébrées le 5 juillet dans la Rome antique, est une fête religieuse dont la signification et les origines sont complexes et sujettes à diverses interprétations. Cette fête commémorait la disparition mystérieuse de Romulus, le fondateur légendaire de Rome, et impliquait des rituels associés à la déesse Junon.
Origines et signification
Selon la tradition, Romulus disparut soudainement lors d’une inspection de ses troupes près du marais de la Chèvre, emporté au ciel dans une violente tempête. Cette disparition fut interprétée comme une apothéose, Romulus étant divinisé sous le nom de Quirinus, devenant ainsi le protecteur des Romains et de leur ville.
Cependant, Tite-Live rapporte une version alternative selon laquelle Romulus aurait été assassiné par les patriciens, et son apothéose aurait été un stratagème politique pour apaiser le peuple. Le récit de l’apparition divine de Romulus à Proculus Julius, où Romulus annonce la destinée glorieuse de Rome, aurait contribué à calmer les esprits et à renforcer la croyance en son immortalité.
Le Poplifugia était célébré en l’honneur de Junon, et souvent confondu avec les Nones Caprotines, une fête dédiée à Junon Caprotina célébrée le 7 juillet. Cette confusion s’explique par la proximité des dates et des thèmes communs liés à la fertilité et à la moisson. Les Nones Caprotines impliquaient des rituels spécifiques aux femmes et des sacrifices de chèvres, symbolisant la purification et la fertilité de la terre.
Le 7 juillet marquait également le début des Consualia d’été, une fête agricole célébrant le début de la moisson, tandis que le 8 juillet était consacré à la Vitulatio, une fête rustique impliquant la capture et l’immolation de veaux, symbolisant la joie et la purification.
Varron considérait le Poplifugia comme une fête des femmes dans tout le Latium, tandis qu’à Rome, elle était particulièrement associée aux servantes, ce qui lui conférait un caractère de réjouissance dissolue. Des interprétations plus nobles l’associent à la dernière lustration de l’armée par Romulus ou à la défaite des Fidénates après l’invasion gauloise, mais ces explications sont d’invention plus récente et de nature archéologique.
En réalité, le Poplifugia, les Nones Caprotines, les Consualia de juillet et la Vitulatio formaient un groupe de fêtes reliées par une idée commune, celle de la fertilité et de la purification de la terre nourricière. Ces célébrations impliquaient des rituels symbolisant la purification, la fertilité et la protection divine, et étaient marquées par des sacrifices, des rassemblements populaires et des batailles symboliques avec des branches de figuier.
Dates
Juillet 5, 2026 10:13 - 10:13
202606juilToute la journée13Repeating EventLudi Apollinares

Description
Pridie Nonas Iulias - Ante diem tertium Idus Iulias Denier frappé par Gaius Calpurnius Piso Frugi
Description
Pridie Nonas Iulias – Ante diem tertium Idus Iulias

Les Ludi Apollinares furent établis en 212 av. J.-C., quelques années après la désastreuse défaite romaine de Cannes face à Hannibal. Leur création répondait à une prophétie contenue dans les Carmina Marciana, un recueil de prédictions récemment découvert à Rome. Cette prophétie, rapportée par Tite-Live et Macrobe, promettait aux Romains la victoire sur leurs ennemis et une prospérité renouvelée s’ils instituaient des jeux annuels en l’honneur d’Apollon.
Initialement célébrés le 13 juillet et ne durant qu’une journée, les Ludi Apollinares ont progressivement gagné en importance et en durée. Au fil du temps, ils se sont étendus sur plusieurs jours. À partir de 190 av. J.-C., ils duraient au moins trois jours (du 11 au 13 juillet). Dans les anciens calendriers, ils occupaient huit jours (du 6 au 13 juillet). Dans le calendrier de Filocalus, ils s’étendaient sur neuf jours (du 3 au 13 juillet). Les Ludi Apollinares comportaient diverses activités. Les premiers jeux se déroulaient dans le Cirque Maxime et incluaient des courses (ludi circenses). Dès 169 av. J.-C., des représentations théâtrales furent ajoutées au programme (ludi scaenici). Par exemple, cette année-là, une tragédie d’Ennius fut jouée pendant les jeux. À la fin de la République, des chasses (venationes) furent également intégrées aux célébrations. Les décemvirs offraient des sacrifices selon les rites grecs, conformément aux instructions de la prophétie.
Les Ludi Apollinares revêtaient une grande importance à la fois religieuse et politique. Ils étaient présidés par le préteur chargé de rendre la justice à toutes les classes du peuple, soulignant ainsi leur caractère unificateur. Le financement était assuré en partie par l’État et en partie par des contributions privées, renforçant l’implication de toute la communauté. Sous l’Empire, ces jeux conservèrent leur prestige et leur éclat, témoignant de leur importance durable dans la vie religieuse et sociale romaine.
Les Ludi Apollinares, nés dans un contexte de crise, sont devenus une célébration majeure du calendrier romain, mêlant aspects religieux, politiques et ludiques. Leur évolution au fil des siècles reflète les changements de la société romaine tout en maintenant leur signification fondamentale de dévotion à Apollon et d’unité civique.
Dates
Juillet 6, 2026 - juillet 13, 2026 (Toute la journée)
202607juilToute la journéeRepeating EventNonae Caprotinae
Description
Nonis Iuliis Figure de Junon avec cornes de chèvres, Latium, 500-480 av. J.C. (Altes
Description
Nonis Iuliis

Dans le foisonnant calendrier religieux de la Rome antique, une fête se distingue par son caractère singulier: les Nones Caprotines. Célébrée chaque année le 7 juillet, cette festivité en l’honneur de Junon Caprotine revêtait une importance particulière pour les femmes romaines, qu’elles soient nobles ou esclaves.
L’origine de cette fête remonte à une légende mettant en scène une esclave nommée Philotis (ou aussi Tutula), dont l’ingéniosité aurait sauvé Rome d’une défaite certaine. Selon le récit de Plutarque dans ses «Vies parallèles» et de Macrobe dans ses «Saturnales», alors que la cité était menacée par des ennemis exigeant des otages féminins, Philotis proposa un stratagème audacieux. Elle suggéra que des esclaves, déguisées en matrones, soient envoyées à leur place. Une fois dans le camp ennemi, ces femmes enivrèrent leurs ravisseurs et, profitant de leur sommeil, donnèrent le signal de l’attaque aux Romains en agitant une torche depuis un figuier sauvage. Cette ruse permit aux soldats romains de surprendre leurs adversaires et de remporter la victoire.
En reconnaissance de cet acte héroïque, le Sénat romain décréta que les esclaves ayant participé à cette action seraient affranchies et autorisées à porter l’habit des matrones. De plus, une fête annuelle fut instituée pour commémorer cet événement: les Nones Caprotines.
Le déroulement de cette célébration était tout aussi inhabituel que son origine. Le jour des Nones Caprotines, les femmes romaines, toutes classes confondues, quittaient la ville en procession. Elles criaient des prénoms, imitant la confusion qui avait régné lors de l’attaque nocturne. Les servantes, vêtues comme des femmes libres, interpellaient les passants avec des plaisanteries osées, brouillant temporairement les distinctions sociales.
L’un des moments forts de la fête était la simulation joyeuse d’un combat, au cours duquel les participantes se lançaient des pierres. Cette reconstitution ludique de la bataille légendaire était suivie d’un banquet rassemblant femmes libres et esclaves autour d’un figuier sauvage, symbole de l’arbre utilisé par Philotis. C’est là qu’elles offraient un sacrifice à Junon Caprotine, utilisant le lait et une branche du figuier.
Le nom même de la fête, «Caprotines», dérive du terme latin caprificus, désignant le figuier sauvage. Ce lien étymologique renforce la connexion entre le mythe fondateur et le culte de Junon Caprotine, associée à la fertilité et à la protection des femmes.
La position des Nones Caprotines dans le calendrier romain est elle-même exceptionnelle. C’est en effet la seule fête fixée un jour des Nones, ce qui lui confère un statut particulier dans le cycle religieux romain. Cette singularité a parfois conduit à des confusions avec d’autres célébrations, notamment les Poplifugia, qui commémoraient la disparition mystérieuse de Romulus. Plutarque, par exemple, fusionne les deux événements dans ses écrits, tandis que Varron les distingue clairement sans en préciser les dates.
Malgré les changements sociaux et religieux qui ont marqué l’histoire de Rome, les Nones Caprotines ont perduré pendant des siècles. Des mentions de cette fête apparaissent encore dans des textes du 4e et du 5e siècle, alors même que le christianisme s’imposait progressivement comme religion dominante. Ausone les cite dans son «Églogue 23», et Macrobe les décrit dans ses «Saturnales». Le calendrier de Polemius Silvius, daté d’environ 448, les mentionne également.
En savoir plus
- Cette fête romaine n’a aucun sens (Nones Caprotines), sur la chaine Youtube Le Stryge.
- Article Nones Caprotines sur Wikipedia.
Dates
Juillet 7, 2026 Toute la journée
202615juilToute la journéeRepeating EventTransvectio equitum
Description
Idibus Iuliis La transvectio
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Idibus Iuliis

La transvectio equitum, une parade annuelle des chevaliers romains à Rome, est instituée en l’honneur des Dioscures à la fin du IVe siècle av. J.-C. Cette cérémonie, profondément ancrée dans les traditions militaires et religieuses de la Rome antique, subit des transformations significatives au fil des siècles, particulièrement sous l’Empire romain.
La transvectio equitum se déroule chaque année le 15 juillet. Les jeunes chevaliers, ou iuvenes equites, vêtus de la toga trabea (ornée de bandes pourpres), se rassemblent devant le temple de Mars, situé le long de la Via Appia, à environ deux kilomètres de la Porta Capena. Ce temple, dédié le 1er juin 368 av. J.-C. par le duumvir Titus Quinctius après la guerre gauloise, sert de point de départ à la parade. Les censeurs, responsables de la revue des chevaliers (recognitio equitum), inspectent les participants avant de guider la procession à travers Rome. Le parcours suit la Via Appia jusqu’à la Porta Capena, puis se dirige vers le Capitole, avec un arrêt devant le temple des Dioscures sur le Forum Romain pour offrir un sacrifice en l’honneur des divinités protectrices des cavaliers.
L’origine de cette cérémonie remonte à la bataille du lac Regille en 499 av. J.-C., où les Romains, confrontés à une coalition de Latins, voient apparaître deux cavaliers extraordinaires, identifiés plus tard comme les Dioscures Castor et Pollux. Ces derniers, montés sur des chevaux blancs et vêtus de la trabea de pourpre, interviennent pour semer la confusion parmi les ennemis et assurent ainsi la victoire des Romains. En reconnaissance de cette intervention divine, un temple est dédié aux Dioscures en 484 av. J.-C. près de la fontaine de Giuturna.
En 230 av. J.-C., le censeur Quintus Fabius Maximus Verrucosus modifie le point de départ de la procession, la faisant démarrer du temple de Virtus et Honos près de la Porta Capena, tout en maintenant sa proximité avec le temple de Mars.
Après plusieurs décennies d’oubli, la parade est rétablie par Auguste. Ce dernier, selon Suétone, réinstaure la marche solennelle au Capitole, supprimant la tradition où un accusateur pouvait faire descendre un chevalier de son cheval. Il permet aussi aux chevaliers âgés ou mutilés de faire marcher leur cheval dans le rang tout en répondant à pied s’ils sont cités. Sous le règne d’Auguste, les chevaliers sont divisés en six escadrons (turmae), chacun dirigé par un sevir turmae equitum Romanorum, une charge honorifique occupée par des figures telles que Caius et Lucius César, et plus tard par Hadrien en 94 après J.-C. Le parcours de la parade est modifié pour inclure une halte devant le temple de Mars Vengeur sur le forum d’Auguste, tout en conservant l’arrivée traditionnelle au Capitole.
Dionysios d’Halicarnasse décrit cette procession comme un spectacle grandiose. Les chevaliers, ornés de couronnes de branches d’olivier et portant leurs décorations de bataille, défilent sur leurs chevaux depuis le temple de Mars à l’extérieur de la ville, traversant le Forum Romain jusqu’au temple des Dioscures, en nombre pouvant atteindre jusqu’à cinq mille.
Dates
Juillet 15, 2026 Toute la journée
202619juilToute la journée21Repeating EventLucaria
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Ante diem quartum decimum Kalendas Augustas - Ante diem duodecimum Kalendas Augustas Souche dans un sous-bois
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Ante diem quartum decimum Kalendas Augustas – Ante diem duodecimum Kalendas Augustas

Les Lucaria étaient une fête romaine agraire, dédiée à une divinité patronne des bois sacrés (lucus). Célébrée les 19 juillet et 21 juillet, cette fête se rattache aux travaux d’essartage et de désouchage, selon l’analyse moderne des traités agricoles romains.
Le nom Lucaria semble dériver du mot latin lucus, signifiant à la fois «clairière» et «bois sacré». Ce lien étymologique souligne la dualité de la fête, mêlant aspects pratiques et sacrés. Le terme lucar, qui signifie «argent que l’on retire des bois sacrés», indique que ces bois pouvaient être exploités économiquement tout en conservant leur caractère sacré.
Les auteurs anciens, souvent friands de mythes de fondation, attribuent aux Lucaria une origine historique. Verrius Flaccus, repris par Festus Grammaticus, relie cette fête à la défaite romaine face aux Gaulois lors de la bataille de l’Allia le 18 juillet 390 av. J.-C. Après cette défaite, les Romains auraient trouvé refuge dans un bois (en latin lucus) entre la via Salaria et le Tibre. Rome fut alors mise à sac par les Gaulois de Brennus. Le jour de cette défaite, le dies Alliensis, était considéré comme de mauvais augure par les Romains.
Bien que de nombreux bois sacrés soient mentionnés par les auteurs latins, ceux-ci restent muets sur les détails des Lucaria. Les calendriers antiques, comme les Fasti Antiates maiores et les Fasti Amiternini, mentionnent cependant les dates des Lucaria, confirmant leur célébration les 19 et 21 juillet. Comme pour d’autres fêtes romaines, ces deux jours festifs sont séparés par un jour non festif.
Les traités rustiques fournissent des indications sur les travaux liés aux bois. Columelle et Palladius recommandent la Lune décroissante de juillet, coïncidant avec les Lucaria, comme période propice pour extirper les arbres des champs forestiers. Columelle distingue deux techniques de déboisement: l’arrachage complet des arbres avec leurs racines, et la coupe des arbres au pied s’ils sont clairsemés. Cette différenciation de techniques pourrait expliquer le dédoublement des Lucaria sur deux journées.
Dates
Juillet 19, 2026 - juillet 21, 2026 (Toute la journée)
202623juilToute la journéeRepeating EventNeptunalia
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Les Neptunalia sont une fête religieuse romaine célébrée en l'honneur de Neptune, divinité des eaux, le 23 juillet, premier jour de la Canicule, période à laquelle l'eau peut se faire
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Les Neptunalia sont une fête religieuse romaine célébrée en l’honneur de Neptune, divinité des eaux, le 23 juillet, premier jour de la Canicule, période à laquelle l’eau peut se faire rare. Les auteurs romains n’ont transmis aucun détail sur son culte. L’analyse comparative des mythes celte et iranien a montré que le Neptune honoré des premiers Romains est l’interprétation latine d’un dieu indo-européen, maître dangereux des eaux douces, que les travaux humains de canalisation peuvent rendre bienfaisant. Le traité de Palladius des travaux agricoles préconisés pour le mois qui suit les Neptunalia garde ce souci de mise en place et d’entretien des canalisations d’eau douce.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Neptunalia
Dates
Juillet 23, 2026 Toute la journée
202625juilToute la journéeRepeating EventFurrinalia
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Les Furrinalia (ou Furinalia) sont une fête religieuse annuelle de la Rome antique célébrant le 25 juillet des rites dédiés à Furrina, déesse tombée dans l'oubli. Georges Dumézil, étudiant sa
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Les Furrinalia (ou Furinalia) sont une fête religieuse annuelle de la Rome antique célébrant le 25 juillet des rites dédiés à Furrina, déesse tombée dans l’oubli. Georges Dumézil, étudiant sa complémentarité avec les Neptunalia, fêtées deux jours avant, l’interprète comme une archaïque déesse des eaux souterraines, peut-être patronne des puits qui permettent l’accès à ces eaux, et dont le culte aurait été occulté par celui de Neptune, maître de toutes les eaux.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Furrinalia
Dates
Juillet 25, 2026 Toute la journée
août
202613aoûtToute la journée15Repeating EventNemoralia
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Idibus Augustis - Ante diem octavum decimum Kalendas Septembres Diane Lucifère (porteuse de lumière), souvent assimilée
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Idibus Augustis – Ante diem octavum decimum Kalendas Septembres

Les Nemoralia, également connues sous le nom de Festival des Flambeaux ou Ides d’Hécate, constituent un festival de trois jours célébré initialement par les anciens Romains aux Ides d’août (13-15 août) en l’honneur de la déesse Diane. Bien que les Nemoralia aient d’abord eu lieu dans le sanctuaire de Diane au lac Nemi, elles se sont rapidement diffusées. Il est possible que l’Église catholique ait adapté les Nemoralia pour en faire la fête de l’Assomption.
Chaque année, une fête en l’honneur de Diane se déroulait dans son sanctuaire du lac de Nemi, au sud-est de Rome. Les origines de cette fête précèdent probablement la propagation du culte de Diane, au IIIe siècle avant notre ère, et pourraient remonter au VIe siècle avant notre ère, voire plus tôt. La fête de Diane s’est finalement étendue dans toute l’Italie, y compris au temple de Diane sur la colline de l’Aventin à Rome.
Les chiens de chasse, symboles importants de la célébration, représentaient la tutelle de Diane sur ses protégés. Ornés de guirlandes, ils participaient à la fête plutôt qu’à la chasse, cette dernière étant interdite pendant les festivités. Cela symbolisait la protection de Diane, s’étendant à tous. Stace (Statius 3.I.52-60), poète du 1er siècle de notre ère, mentionne les Nemoralia et souligne l’importance du refuge dans le culte de Diane, dont les sanctuaires offraient asile aux esclaves en fuite et, dans le mythe d’Hippolyte et d’Oreste, refuge contre la folie et la mort.
Au 1er siècle avant notre ère, le poète Ovide a décrit le sanctuaire et le culte:
«Dans la vallée d’Aricie, il y a un lac entouré d’une forêt sombre, objet d’un culte antique. C’est ici qu’Hippolyte, déchiré par les rênes de ses chevaux, repose caché, et c’est pourquoi aucun cheval ne s’aventure dans ce bois. Des rubans pendent, couvrant les longues haies, et de nombreux ex-voto sont placées là en hommage à la déesse vénérée. Souvent, forte d’un vœu exaucé, le front ceint d’une couronne, une femme y apporte de la Ville des flambeaux allumés.»[1]
Ce jour-là, les fidèles formaient une procession de torches et de lampes autour des eaux du lac Nemi (dont le nom, issu du latin nemus, désigne un bois ou bosquet sacré), également connu sous le nom de Miroir de Diane. Des centaines de personnes se rassemblaient au bord du lac, couronnées de fleurs. Selon Plutarque, une partie du rituel consistait à se laver les cheveux et à les parer de fleurs avant la procession. C’était un jour de repos pour les femmes et les esclaves, et les chiens, eux aussi ornés de fleurs, étaient honorés. Les voyageurs entre les rives nord et sud du lac étaient transportés dans de petites barques illuminées par des lanternes.
Le festival des Nemoralia correspond aux fêtes catholiques d’Hippolyte de Rome (un martyr supposé du IIIe siècle de notre ère, partageant son nom avec une figure mythologique associée à Diane) le 13 août et de l’Assomption de Marie le 15 août. Certains historiens suggèrent que l’Église catholique primitive aurait pu reprendre et adapter non seulement les dates, mais aussi le symbolisme des Nemoralia.
[1] Fastes (III, Mars, 268 et suivants):
Vallis Aricinae silva praecinctus opaca
est lacus, antiqua religione sacer;
hic latet Hippolytus loris direptus equorum,
Unde nemus nullis illud aditur equis.
Licia dependent longas velantia saepes,
et posita est meritae multa tabella deae.
Saepe potens voti, frontem redimita coronis,
femina lucentes portat ab Urbe faces.
Dates
Août 13, 2026 - août 15, 2026 (Toute la journée)
202615aoûtToute la journéeRepeating EventFeriæ Augusti
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Ante diem octavum decimum Kalendas Septembres
Les Feriæ Augusti, instaurées par l’empereur Auguste en 18 av. J.-C., ajoutaient une célébration au mois d’août, aux côtés des fêtes romaines préexistantes telles que les Vinalia et les Consualia. Ces festivités marquaient la fin des travaux agricoles majeurs et étaient conçues non seulement pour promouvoir l’empereur mais aussi pour offrir une période de repos bien méritée après les efforts des semaines passées.
Les célébrations comprenaient des courses de chevaux à travers l’empire, et même les animaux de trait comme les bœufs, ânes et mules étaient dispensés de travail et ornés de guirlandes de fleurs.
Certaines de ces traditions antiques survivent presque intactes dans des événements modernes comme le Palio de Sienne. Le terme « palio » vient du « pallium », le tissu précieux remis comme prix aux vainqueurs des courses à Rome. Pendant ces fêtes, les travailleurs transmettaient leurs vœux à leurs employeurs en échange de pourboires, une pratique devenue obligatoire dans les États pontificaux durant la Renaissance.
Les Feriæ Augusti étaient des jours fériés dans tout l’Empire romain. Avec la christianisation de l’Europe, ces festivités ont été progressivement remplacées par l’Assomption, célébrée le 15 août. En Italie, la fête persiste sous le nom de Ferragosto.
Dates
Août 15, 2026 Toute la journée
202619aoûtToute la journéeRepeating EventVinalia Rustica
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Ante diem quartum decimum Kalendas septembres D'après une mosaïque romaine exposée au Musée du Bardo, Tunisie.Dessin
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Ante diem quartum decimum Kalendas septembres

Les Vinalia Rustica étaient une fête romaine antique célébrée le 19 août, marquant le début de la saison des vendanges en Italie centrale.
Les origines des Vinalia Rustica remontent à une haute antiquité, comme en témoigne leur présence dans les plus anciens calendriers romains. Selon Ovide et Plutarque, la fondation de cette fête est liée à la légende d’Énée. Face à la menace du tyran étrusque Mézence, Énée aurait promis à Jupiter tout le vin de la prochaine vendange en échange de la victoire. Cette légende, rapportée également par Caton et Festus, illustre l’importance accordée au vin dans la culture romaine et son lien étroit avec les croyances religieuses.
Le rituel central des Vinalia Rustica, décrit par Varron, impliquait le flamen dialis (grand prêtre de Jupiter). Celui-ci cueillait la première grappe de raisins et effectuait le premier pressage sacré, offrant ainsi les prémices de la récolte à Jupiter[1]. Varron précise: hunc diem festum tempestatibus leniendis institutum (ce jour de fête a été institué pour apaiser les intempéries), soulignant le rôle protecteur attribué à cette célébration pour la récolte à venir.
Une particularité intéressante des Vinalia Rustica est la dualité entre Jupiter et Vénus. Bien que la fête soit principalement associée à Jupiter, Vénus y jouait également un rôle important. Varron mentionne que ce jour-là, des temples étaient dédiés à Vénus et des jardins lui étaient consacrés. Cette dualité a suscité des débats parmi les auteurs antiques. Masurius Sabinus, cité par Macrobe, affirmait catégoriquement: Vinaliorum dies Jovi sacer est, non, ut quidam putant, Veneri (Le jour des Vinalia est sacré pour Jupiter, non pour Vénus comme certains le pensent).
Les Vinalia Rustica avaient une double fonction: religieuse et agricole. Pline l’Ancien les décrit comme une fête «pour atténuer les effets du temps» sur les vignes. Cette célébration marquait symboliquement l’ouverture religieuse des vendanges, bien que la récolte effective ne commençât généralement que plus tard. Varron souligne l’importance de ce rite en expliquant qu’avant son accomplissement, il était interdit d’apporter du vin nouveau dans la ville. Cette pratique reflète la croyance romaine en l’importance des rites religieux pour assurer le succès des récoltes.
Au fil du temps, l’importance des Vinalia Rustica semble avoir décliné. Varron note qu’à son époque, la fête n’intéressait plus guère que les maraîchers. Ce déclin reflète probablement l’évolution de la société romaine, s’éloignant progressivement de ses racines agricoles.
[1] Varron, De la langue latine, VI, 3, 16:
Vinalia, fêtes où l’on fait des libations de vin nouveau à Jupiter, et non a Vénus. Cette fête est l’objet d’une grande solennité dans le Latium, où autrefois, en certaines contrées, les prêtres présidaient publiquement à la vendange comme cela se pratique encore aujourd’hui dans le territoire de Rome. C’est un flamine diale qui inaugure la vendange : après avoir recueilli les grappes, il sacrifie une brebis à Jupiter, et, au cours de l’immolation et de l’offrande, il choisit la première grappe de raisin. Il est écrit dans les livres sacrés de Tusculum qu’on n’emmène point de vin nouveau à la ville avant la procession des Vinales.
Vinalia a vino; hic dies Iovis, non Veneris; huius rei cura non levis in Latio: nam aliquot locis vindemiae primum ab sacerdotibus publice fiebant, ut Romae etiam nunc; nam flamen Dialis auspicatur vindemiam, et ut iussit vinum legere, agna Iovi facit, inter cuius exta caesa et porrecta flamen primus vinum legit. In Tusculanis portis est scriptum: Vinum novum ne vehatur in urbem ante quam Vinalia kalentur.
Dates
Août 19, 2026 Toute la journée
202623aoûtToute la journéeRepeating EventVulcanalia
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Ante diem decimum Kalendas Septembres D'après un bas-relief romain (entre 50 av. n. ère et 50 après)
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Ante diem decimum Kalendas Septembres

Les Vulcanalia (ou Volcanalia), célébrées à Rome le dixième jour avant les calendes de septembre, soit le 23 août, marquaient la fin de la période de la Canicule, avec une attention particulière portée à Vulcain, le dieu du feu. Cette fête religieuse romaine se distingue par son rite particulier: jeter des petits poissons vivants dans les flammes.
La fête est inscrite dans plusieurs calendriers antiques, tels que les Fasti Antiates maiores. Cette date est symbolique, car elle marque la fin des chaleurs estivales intenses débutées avec les Neptunalia le 23 juillet. Cette période était propice aux risques d’incendie dus à la sécheresse et aux récoltes stockées, faisant des Volcanalia une fête destinée à apaiser Vulcain et à conjurer les dangers de feu.
Un mythe perdu?
Un des rituels les plus intrigants des Volcanalia était l’immolation de poissons vivants. Selon Varron[1], cette coutume consistait à jeter ces animaux dans les flammes pour obtenir la protection du dieu du feu. Festus Grammaticus précise que ces poissons étaient prélevés dans le Tibre et offerts à l’area Volcani, car ils symbolisaient des âmes humaines destinées à Vulcain.
L’explication de ce rituel singulier fait débat parmi les chercheurs. William Warde Fowler suggère une similitude avec les offrandes de poissons faites à la déesse Tacita lors des Parentalia. Jérôme Carcopino et Jules Toutain, quant à eux, voient une connexion avec la nature aquatique de Vulcain, bien que cette interprétation soit controversée car Vulcain n’était ni un dieu des morts ni un dieu du Tibre.
Georges Dumézil propose une approche comparative avec le védisme indien. Dans les récits védiques, le dieu du feu Agni, similaire à Vulcain, est maudit par un poisson, créant un lien entre l’eau, le feu et le poisson, qui pourrait expliquer ce rituel romain. Cette hypothèse suggère un mythe perdu aux Romains mais préservé dans les traditions orientales.
Le culte de Vulcain s’est étendu au-delà de Rome grâce à l’établissement de colonies romaines. Le cas le plus ancien est celui de Narbo Martius (actuelle Narbonne), où un autel, une aire sacrée et un vivier dédié à Vulcain ont été construits au Ier siècle av. J.-C. Cette implantation témoigne de la continuité des traditions rituelles, incluant les offrandes de poissons, même en province.
Sous l’Empire, le culte de Vulcain a connu des évolutions. En 86, l’empereur Domitien a inauguré un nouveau temple dédié à Vulcain près du Quirinal, en hommage à un vœu non tenu par Néron après le grand incendie de 64. Une inscription de l’époque précise les sacrifices prescrits pour cette fête.
[1] Varron, De lingua latina, VI, 3, 20: Volcanalia a Volcano, quod ei tum feriae et quod eo die populus pro se in ignem animalia mittit.
Dates
Août 23, 2026 Toute la journée
202627aoûtToute la journéeRepeating EventVolturnalia
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Ante diem sextum Kalendas Septembres D'après une statue connue sous le nom de Marforio, datant du
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Ante diem sextum Kalendas Septembres

Parmi les nombreuses célébrations religieuses qui rythmaient le calendrier de la Rome antique, les Volturnalia tenaient une place singulière. Fêtée le 27 août, cette célébration était dédiée au dieu Volturnus, une divinité mineure du panthéon romain, sans doute d’origine samnite, dont les attributions semblent avoir été à la fois liées aux vents et aux fleuves.
Origines et attributions de Volturnus
Volturnus est une divinité relativement obscure du panthéon romain, mais son culte était important pour les communautés vivant le long du fleuve Volturne, en Campanie. Lors de l’introduction de son culte à Rome, Volturnus a été associé au Tibre. On le considérait comme le père de Juturna, déesse des fontaines, qui avait un sanctuaire dédié sur le Forum romain.
Le nom Volturnus dérive de la racine latine volvere qui signifie «tourner» ou «faire tourner» et suggère une connexion avec le mouvement des courants fluviaux ou des vents. Avec Aquilon, Favonius et Auster, Volturnus était considéré comme l’un des quatre vents fils d’Eole et d’Aurore.
Ainsi, le dieu Volturnus était-il vénéré pour ses associations avec les forces naturelles, en particulier les vents chauds d’été et les cours d’eau, qui étaient essentiels pour l’agriculture et la navigation.
La célébration de la Volturnalia
Les Volturnalia, célébrées le 27 août, coïncidait avec une période de l’année particulièrement marquée par la chaleur estivale et la maturation des récoltes. Il est probable que cette fête était liée à des rites de purification ou de remerciement, destinés à apaiser le dieu et à garantir la fertilité des terres et la douceur des vents pour la navigation.
Comme pour de nombreuses autres divinités fluviales ou liées à la nature, les rites consistaient probablement en des sacrifices d’animaux, des offrandes végétales, ainsi que des libations de vin ou de lait, versées dans le fleuve en hommage à la divinité.
Il est également intéressant de noter que les Volturnalia se déroulaient peu de temps après les Consualia (le 21 août), fêtes consacrées à Consus, dieu des greniers et des réserves de céréales, suggérant un lien saisonnier entre la récolte, le stockage des grains et la gestion des ressources en eau.
Volturnus et la Religion romaine
Volturnus est représentatif du polythéisme romain et de son ancrage profond dans les réalités naturelles et agricoles. À Rome, la religion n’était pas seulement une affaire de grandes divinités comme Jupiter ou Mars, mais aussi de dieux locaux, dont l’influence était limitée mais essentielle pour la survie et le bien-être des communautés. Chaque rivière, source ou phénomène naturel pouvait avoir son propre génie, son propre dieu, comme c’était le cas pour le Volturne.
Les Romains, pragmatiques dans leurs croyances religieuses, honoraient ces divinités mineures avec soin, afin d’assurer la prospérité des cultures, la protection des cités et la santé des citoyens. Les Volturnalia, comme d’autres fêtes religieuses, servait donc non seulement à vénérer une divinité, mais aussi à renforcer les liens entre les hommes et la nature, en reconnaissant la dépendance humaine vis-à-vis des forces naturelles.
Dates
Août 27, 2026 Toute la journée
septembre
202605septToute la journée19Repeating EventLudi Romani / Ludi magni
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Nonis Septembribus - Ante
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Les Ludi Romani («Jeux Romains») ou Ludi magni («Grands Jeux») étaient un festival religieux majeur dans la Rome antique, composé de plusieurs cérémonies appelées ludi. Ils se déroulaient chaque année à partir de 366 av. J.-C., du 12 au 14 septembre, puis cette période fut étendue du 5 au 19 septembre. À la fin du 1er siècle av. J.-C., un jour supplémentaire fut ajouté le 4 septembre en l’honneur du divin Jules César. C’est durant ces jeux que le théâtre, inspiré du théâtre grec, fut introduit à Rome.
Ces jeux, considérés comme le principal festival romain, étaient organisés en l’honneur de Jupiter. Selon la tradition, ils auraient été institués par Tarquin l’Ancien après sa conquête de la ville latine d’Apiolae. Cependant, des sources comme Dionysius d’Halicarnasse et Cicéron les attribuent à la victoire romaine sur les Latins lors de la bataille du lac Régille, vers 496 av. J.-C.
Initialement organisés par les consuls, puis par les édiles curules, ces jeux duraient d’abord un jour. Après l’expulsion des rois en 509 av. J.-C., un deuxième jour fut ajouté, suivi d’un troisième jour après la première sécession de la plèbe en 494 av. J.-C. De 191 à 171 av. J.-C., les jeux duraient dix jours, et peu avant la mort de César, ils s’étendaient sur quinze jours, du 5 au 19 septembre. Après la mort de César, un jour supplémentaire fut ajouté.
Dans les calendriers de l’époque augustéenne, les jours des jeux étaient notés du 4 au 19 septembre, avec des événements marquants comme l’Epulum Jovis le 13 et l’Equorum probatio (une revue de cavalerie) le 14. Les jeux de cirque se tenaient du 15 au 19 septembre.
Ces jeux n’étaient pas toujours célébrés chaque année à leur début. Souvent, ils étaient basés sur un vœu (votum) fait par un commandant militaire et célébrés après son triomphe. Cependant, au fil du temps, les Ludi Romani sont devenus une célébration régulière, marquant la transition des jeux extraordinaires à ceux établis annuellement.
Les jeux sont probablement devenus annuels à partir de la nomination des premiers édiles curules en 367 av. J.-C., qui étaient responsables de leur supervision. Cette période correspond également à des changements importants dans le gouvernement romain, consolidant ainsi la place des Ludi Romani dans la vie religieuse et sociale de Rome.
Les Ludi Romani incluaient une procession solennelle (pompa), des courses de chars, des compétitions équestres, des représentations théâtrales et diverses autres exhibitions comme des combats de boxe. Après l’introduction du théâtre en 364 av. J.-C., des pièces étaient jouées durant ces jeux, et en 214 av. J.-C., les ludi scenici occupaient quatre jours du festival.
Dates
Septembre 5, 2026 - septembre 19, 2026 (Toute la journée)
octobre
202601octToute la journéeRepeating EventTigillum Sororium
Description
Kalendis Octobribus Soldat représenté dans la Maison du Sacellum troyen, ou Maison du Lararium d'Achille, Pompéi (Photo
Description
Kalendis Octobribus

La cérémonie au Tigillum Sororium était un rituel annuel important pendant la période républicaine et ancré dans l’histoire légendaire de la ville.
Le Tigillum Sororium, ou ‘poutre de la sœur’, était un monument ancien situé sur la pente de la colline de l’Oppius à Rome. Son origine remonte à la légende des Horaces et des Curiaces, datant du règne de Tullus Hostilius au 7e siècle av. notre ère. Selon la tradition romaine, il fut érigé à l’endroit où Publius Horatius expia le meurtre de sa sœur Camille après avoir vaincu les trois Curiaces.
Le monument consistait en une poutre horizontale soutenue par deux poteaux verticaux, enjambant probablement la Voie Sacrée (Sacra Via). Il était situé près du Compitum Acilium, un sanctuaire dédié à Auguste. Deux autels se trouvaient à proximité, l’un dédié à Junon Sororia et l’autre à Janus Curiatus, soulignant l’importance religieuse du site.
Chaque année, aux calendes d’octobre (le 1er octobre), une cérémonie de purification se déroulait au Tigillum Sororium. Cette date coïncidait avec le retour des soldats à Rome pour l’hiver, ce qui explique la nature purificatrice du rituel.
Les soldats démobilisés se rassemblaient au Tigillum Sororium. Puis ils passaient sous la poutre dans un acte symbolique de purification. Ce geste visait à les libérer de la souillure contractée en tuant des ennemis au combat.
La persistance de cette cérémonie témoigne de son importance dans la vie religieuse et sociale romaine. Le fait que le monument était encore entretenu et restauré aux frais de l’État jusqu’à l’époque de Tite-Live (fin du 1er siècle av. notre ère – début du 1er siècle) souligne sa signification durable.
Dates
Octobre 1, 2026 Toute la journée
202611octToute la journéeRepeating EventMeditrinalia
Description
D'après un détail de la mosaïque de Lycurgue, musée de Saint-Romain-en-Gal (dessin
Description

Ante diem quintum idus Octobres
Les Meditrinalia étaient une fête religieuse de la Rome antique célébrée le 11 octobre. Cette festivité était liée à la nouvelle vendange et marquait un moment important dans le calendrier agricole romain.
L’étymologie du nom Meditrinalia est sujette à débat. Certains chercheurs le font dériver du latin mederi signifiant «guérir», ce qui suggérerait un lien avec des propriétés curatives attribuées au vin. D’autres y voient plutôt une référence à sa position médiane dans les trois mois d’automne. Bien que les détails précis de ses origines soient obscurs, on sait que cette fête était anciennement associée à Jupiter et revêtait une importance particulière dans la Rome agricole primitive. Le point central des Meditrinalia était la dégustation rituelle du vin nouveau, mélangé au vin de l’année précédente. Cette pratique s’accompagnait de libations offertes aux dieux, notamment ceux liés à la santé et à la guérison.
Au fil du temps, les interprétations de la fête ont évolué. Une déesse nommée Meditrina, associée à la santé et à la longévité, semble avoir été inventée tardivement pour expliquer l’origine du festival. Cependant, cette divinité n’apparaît pas dans les sources les plus anciennes. Il est important de noter que malgré certaines affirmations modernes, les Meditrinalia n’étaient pas simplement une « fête des vendanges ». Leur signification religieuse et rituelle était plus complexe, mêlant des aspects agricoles, médicaux et spirituels.
Voir l’article: Fête des Meditrinalia: à votre santé!
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Octobre 11, 2026 Toute la journée
202613octToute la journéeRepeating EventFontinalia
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Ante diem tertium idus Octobres Les Fontinalia étaient
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Ante diem tertium idus Octobres
Les Fontinalia étaient une fête religieuse annuelle de la Rome antique. Cette célébration se tenait le 13 octobre et était dédiée à Fontus, divinité associée aux sources et aux eaux courantes.
Le rituel principal des Fontinalia consistait à orner les fontaines de guirlandes. Les Romains jetaient également des fleurs dans les sources et couronnaient les puits.
Notre principale source d’information sur cette fête est Varron, érudit romain du 1er siècle avant J.-C. Dans son ouvrage De lingua latina, il mentionne les Fontinalia en ces termes:
«Les Fontanalia, du mot Fons (source), car c’est le jour de fête de cette divinité; à cette occasion, on jette des couronnes dans les sources et on couronne les puits.»[1]
Cette description succincte de Varron constitue l’essentiel de ce que nous savons avec certitude sur le déroulement de cette fête. Les Fontinalia s’inscrivaient dans le calendrier religieux romain, reflétant l’importance accordée aux sources d’eau dans la culture et la religion de la Rome antique.
[1] Varron, De lingua latina, livre VI, 22: Fontanalia a Fonte, quod is dies feriae eius; ab eo tum et in fontes coronas iaciunt et puteos coronant.
Dates
Octobre 13, 2026 Toute la journée
202615octToute la journéeRepeating EventOctober equus
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D'après une tête de cheval en bronze, dite "Protomé Médicis", 4e s. av. notre ère, Grèce, Musée archéologique
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Idibus Octobribus
L’October equus, ou «Cheval d’octobre», est une fête religieuse de la Rome antique célébrée en l’honneur de Mars le 15 octobre, marquant la fin des campagnes agricoles et militaires. Ce rite est unique à Rome, étant le seul où un cheval était sacrifié. Il se déroulait lors de l’une des trois courses de chevaux annuelles dédiées à Mars. Des écrits du 1er siècle avant J.-C. et du 1er siècle après J.-C. fournissent des détails sur ce rituel, qui a fait l’objet de nombreuses interprétations et débats parmi les historiens modernes. Tous s’accordent toutefois sur l’ancienneté de cette pratique, remontant à la période royale de Rome.
La cérémonie ne portait pas de nom spécifique. Elle est simplement désignée par la victime du sacrifice, le cheval. Le rituel se déroulait au Champ de Mars, un espace traditionnellement dédié à Mars, où les chevaux paissaient et s’entraînaient. Le flamen martialis, en présence des pontifes, présidait la cérémonie, qui débutait par une course de chars, ou biges, tirés par deux chevaux. Le cheval de droite du char vainqueur devenait la victime du sacrifice. Contrairement aux sacrifices ordinaires, l’animal n’était pas égorgé, mais tué d’un coup de javelot, puis immolé sur l’autel de Mars.
Dès que le cheval était abattu, sa queue était coupée et rapidement transportée à la Regia, un bâtiment situé au forum, où son sang était versé sur les cendres du foyer sacré. La décapitation du cheval constituait le troisième acte du rituel. La tête, ornée d’une guirlande de pains, devenait l’objet d’une lutte entre deux quartiers de Rome: les Sacravienses, habitants de la Via Sacra, et les Suburanenses, habitants de Subura. Si les premiers l’emportaient, la tête était clouée aux murs de la Regia; si les seconds triomphaient, elle était exposée au sommet de la tour Mamilienne, dont l’emplacement exact demeure incertain.
Bien que les historiens connaissent le sort réservé à la queue et à la tête du cheval, le destin de la partie centrale du corps reste encore un mystère.
Malgré les témoignages des auteurs antiques, tels que Varron et Festus, les raisons précises du sacrifice d’un cheval en octobre restent floues. Pourquoi un cheval et non un autre animal? Pourquoi ce mois en particulier ? Les hypothèses abondent, mais aucune explication définitive n’a été retenue. Le cheval, associé à la guerre, était peut-être perçu comme un symbole de vitalité à offrir aux dieux pour assurer la prospérité des récoltes.
Pour en savoir plus: article October equus sur Wikipedia.
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Octobre 15, 2026 Toute la journée
202619octToute la journéeRepeating EventArmilustrium
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D'après un relief représentant des boucliers et des armes, provenant du temple d'Hadrien, Musées du Capitole, Rome.
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Ante diem quartum decimum kalendas Novembres
L’Armilustrium était une cérémonie religieuse célébrée par les Romains chaque année le 19 octobre. Consacrée à Mars, le dieu de la guerre, cette fête revêtait une importance particulière dans le calendrier religieux romain. Elle marquait le moment où les armées romaines rentraient à Rome après la campagne militaire annuelle, et elle était l’occasion de purifier les armes et d’honorer Mars. Bien que moins connue que d’autres fêtes liées à la guerre, comme les Quinquatries ou les Lupercales, .
Le mot Armilustrium est dérivé du latin arma, qui signifie « arme », et lustratio, signifiant « purification ». Cette étymologie illustre le cœur de la célébration: une purification rituelle des armes des soldats au retour des batailles. Ce rite visait à rendre les armes inoffensives, ou du moins à les sanctifier après leur usage meurtrier, et à protéger la cité de Rome des souillures associées au sang versé.
L’Armilustrium se tenait principalement sur l’Aventin, une des collines les plus importantes de Rome. Selon les sources, la cérémonie était marquée par des processions, des danses, et la sonnerie des trompettes militaires, symboles de la guerre et de la victoire. Les armes des soldats étaient purifiées lors d’un rituel solennel, au cours duquel elles étaient ornées de guirlandes et soumises à des rites propitiatoires en l’honneur de Mars.
Comme de nombreuses célébrations religieuses romaines, l’Armilustrium répondait à des objectifs à la fois religieux et politiques. À Rome, la guerre n’était jamais une simple affaire militaire; elle était un acte religieux. Avant de partir en campagne, les armées devaient être bénies par les prêtres, les auspices devaient être pris pour s’assurer que les dieux étaient favorables, et Mars, en tant que patron des soldats, devait être consulté et honoré. De même, une fois la guerre terminée, il était essentiel de rendre grâce au dieu et de purifier les armes, non seulement pour expier les violences commises, mais aussi pour assurer la protection continue de Rome.
L’Armilustrium intervenait à la fin de la saison des campagnes militaires, avant l’hiver, lorsque les soldats retournaient dans la ville. Dans ce contexte, la cérémonie marquait symboliquement la fin de l’activité militaire pour l’année, un repos temporaire pour les armes, et une réaffirmation de la puissance divine de Mars, garant de la force militaire romaine.
Les Saliens, prêtres de Mars, jouaient un rôle central dans l’Armilustrium. Ces prêtres, habillés d’armures, exécutaient des danses rituelles et chantaient des hymnes en l’honneur de Mars. Les danses armées des Saliens sont souvent associées à l’idée de la protection de l’État par le dieu de la guerre. Leur présence lors de l’Armilustrium soulignait l’importance du lien entre la guerre et la religion dans la pensée romaine.
Les Saliens, en dansant et en brandissant leurs boucliers sacrés (ancilia), participaient à la lustratio, ce processus de purification qui était un aspect central de la fête. Cette procession des armes était aussi un moment où le peuple pouvait contempler la force militaire de Rome et se rappeler que leur sécurité dépendait à la fois de l’habileté des soldats et du soutien des dieux.
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Octobre 19, 2026 Toute la journée
novembre
202604novToute la journéeRepeating EventLudi Plebeii
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Pridie Nonas Novembres - Ante diem quintum decimum Kalendas Decembres
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Pridie Nonas Novembres – Ante diem quintum decimum Kalendas Decembres

Mosaïque des jeux du cirque – Musée gallo-romain – Lyon (Photo MG).
EN BREF. Fête du peuple romain, les Ludi Plebeii (4–17 novembre) honoraient Jupiter dans le Circus Flaminius. Nés d’une revendication civique, ils devinrent une institution d’État. Tite-Live, Plaute et Valerius Maximus en révèlent la portée religieuse, politique et théâtrale : la liberté plébéienne célébrée sous le regard des dieux.
Ludi plebeii: quand la plèbe romaine fait la fête
Chaque année, du 4 au 17 novembre, Rome se parait de musique, de théâtre et de processions : c’était le temps des Ludi Plebeii, les jeux plébéiens. Moins célèbres que les Ludi Romani de septembre, mais installés très tôt dans le calendrier civique, ces jeux formaient la grande fête populaire de l’automne. La plèbe y célébrait Jupiter Capitolin, son dieu tutélaire, dans un cirque qu’elle considérait comme sien : le Circus Flaminius.
Dans la Rome républicaine, les jeux publics n’étaient jamais de simples divertissements : ils exprimaient l’équilibre des pouvoirs et la hiérarchie des ordres. Les Ludi Plebeii en furent l’un des symboles : une fête du peuple, pour le peuple, mais reconnue par l’État.
Une fête du peuple, miroir des Ludi Romani
Les Ludi Plebeii étaient organisés par les édiles plébéiens, magistrats élus parmi le peuple. Ils formaient la contrepartie directe des Ludi Romani, présidés par les édiles curules issus de la noblesse. Cette dualité institutionnelle incarnait l’équilibre entre les deux ordres : patriciens et plébéiens.
D’après les Fasti Praenestini [1], la fête s’étendait sur quatorze jours, du 4 au 17 novembre, et atteignait son sommet le 13, jour des Ides de novembre, consacré au banquet de Jupiter Capitolin (Epulum Iovis). Ce repas sacré, célébré par la plèbe, répondait à celui que les patriciens offraient en septembre lors des Ludi Romani. En novembre, la plèbe honorait Jupiter non sur la colline du Capitole, mais sur le Champ de Mars, un espace qui lui était propre et symbole de son identité civique.
Des origines politiques
Les origines de ces jeux remontent aux premiers temps de la République. Une tradition tardive, transmise par le Pseudo-Asconius (commentaire médiéval rattaché à Cicéron), affirme qu’ils auraient été institués après l’expulsion des rois, en l’honneur de la liberté, ou pour célébrer la réconciliation de la plèbe après sa sécession sur l’Aventin [2]. Même si cette explication n’a pas valeur de témoignage antique, elle correspond bien à la signification politique de la fête : les Ludi Plebeii symbolisaient la conquête de la liberté civique par la plèbe et son intégration au culte public romain.
Le Circus Flaminius, un cirque du peuple
Le lieu des jeux n’était pas le prestigieux Circus Maximus, réservé aux triomphes aristocratiques, mais le Circus Flaminius, bâti en 220 avant notre ère par le censeur Caius Flaminius, tribun du peuple et réformateur audacieux. Cet espace du Champ de Mars, ouvert aux assemblées et aux triomphes, servit rapidement de cadre aux cérémonies plébéiennes. Le nom même du cirque, celui d’un tribun de la plèbe, en faisait un symbole de liberté politique.
Certains chercheurs rappellent toutefois que le Circus Flaminius n’était pas un hippodrome au sens strict : il ne possédait ni spina ni carceres. Construit avant l’essor des grands cirques permanents, il servait plutôt d’esplanade pour les processions, les assemblées et les triomphes. Les courses de chars des Ludi Plebeii se déroulaient sans doute plus au nord du Champ de Mars, dans un espace temporairement aménagé.
Les témoignages de Tite-Live et de Valerius Maximus
L’historien Tite-Live mentionne plusieurs fois les Ludi Plebeii au 3e siècle avant notre ère :
- En 216 avant notre ère : «Les jeux plébéiens furent rejoués pendant deux jours, et un banquet de Jupiter fut célébré à l’occasion de ces jeux.» [3]
- En 206 avant notre ère : «Les jeux plébéiens furent rejoués dans leur entier une fois, par les édiles plébéiens Marcus Pomponius Matho et Quintus Mamilius Turrinus.» [4]
- Et en 199 avant notre ère : «Les édiles plébéiens célébrèrent à nouveau les jeux plébéiens, et un banquet de Jupiter eut lieu à l’occasion des jeux.» [5]
Dans les trois cas, Tite-Live emploie la même formule : ludi plebeii instaurati et epulum Iovis fuit ludorum causa. Le verbe instaurare — «reprendre», «rejouer» — est un terme religieux : il s’agissait de recommencer la fête en cas de faute rituelle (vitium). Cette instauratio ludorum est au cœur du récit de Valerius Maximus.
Ce dernier rapporte un épisode exemplaire survenu précisément «pendant les jeux plébéiens, à travers le Circus Flaminius» [6]. Un citoyen du peuple, Titus Latinius, reçut en songe l’ordre de Jupiter de prévenir les consuls : le dieu n’avait pas été satisfait du danseur de la dernière pompa circensis, et réclamait une reprise attentive des jeux. Craignant de se mêler des affaires religieuses de l’État, Latinius garda le silence. Son fils mourut aussitôt, puis lui-même fut frappé de paralysie. Lorsqu’il se décida enfin à parler devant le Sénat, il recouvra l’usage de ses membres sous les yeux de tous.
Ce récit illustre la place des Ludi Plebeii dans la religion publique : le message de Jupiter y passe par un homme du peuple, et la faute rituelle entraîne la reprise des jeux, exactement comme l’indiquait Tite-Live. C’est aussi la première attestation explicite reliant les Ludi Plebeii au Circus Flaminius.
Le théâtre des Ludi Plebeii
Comme les Ludi Romani, les jeux plébéiens comportaient une part de spectacles dramatiques (ludi scaenici). C’est lors de ces jeux, en 200 av. J.-C., qu’eut lieu la première représentation du Stichus de Plaute, «joué aux jeux plébéiens, sous l’édilité de Cnaeus Baebius et Caius Terentius» [7]. Cette didascalie rare fait des Ludi Plebeii un haut lieu de la création théâtrale romaine : la comédie latine naquit dans le cadre des fêtes du peuple.
Une fête populaire devenue fête d’État
Au 1er siècle avant notre ère, les Ludi Plebeii étaient pleinement intégrés au calendrier officiel. Cicéron, évoquant ses fonctions d’édile, énumère les jeux sacrés qu’il doit célébrer : ceux de Cérès, de Liber et Libera, de Flore, et les plus anciens en l’honneur de Jupiter, Junon et Minerve [8]. Il ne distingue plus les Plebeii des Romani : les deux appartiennent désormais à une même tradition religieuse de la République.
Ce qui avait commencé comme une revendication politique devint une institution d’État : les Ludi Plebeii ne sont plus seulement la fête du peuple, mais la fête du peuple reconnu par la cité.
Sources
- Fasti Praenestini (CIL I² 312): Plebeii Ludi [IIII Idus] usque ad XVI Kalendas Decembres fiunt.
- Pseudo-Asconius, In act. I. in C. Verrem (éd. Orelli, Onomasticon Tullianum, Zurich 1833, p. 443): Secundum quos Plebeii ludi, quos exactis regibus pro libertate plebs fecerunt, aut pro reconciliatione plebis post secessionem in Aventinum.
- Tite-Live, Ab Urbe Condita 25, 2, 9-10: Ludi plebeii per biduum instaurati et Iovis epulum fuit ludorum causa. Ludos Romanos ter totos instauratos ab aedilibus curulibus M. Sextilio et L. Aemilio Regillo, item plebeios semel totos instauratos ab aedilibus plebis L. Pupio Pisone et L. Platorio Varo.
- Tite-Live, Ab Urbe Condita 28, 10, 7: Ludi Romani ter toti instaurati ab aedilibus curulibus Cn. Servilio Caepione, Ser. Cornelio Lentulo; item ludi plebeii semel toti instaurati ab aedilibus plebis M. Pomponio Mathone et Q. Mamilio Turrino. Epulum Iovis ludorum causa fuit.
- Tite-Live, Ab Urbe Condita 32, 7, 13: Ab iis ludi plebeii instaurati et epulum Iovis fuit ludorum causa.
- Valerius Maximus, Facta et Dicta Memorabilia I, 7, 4: Sequitur aeque ad publicam religionem pertinens somnium…
- Plaute, Stichus, didascalie: Acta ludis plebeis Cn. Baebio, C. Terentio aedilibus plebeiis, C. Sulpicio, C. Aurelio consulibus.
- Cicéron, In Verrem II, 5, 36: Nunc sum designatus aedilis; habeo rationem quid a populo Romano acceperim…
Versione italiana
IN BREVE. Festa del popolo romano, i Ludi Plebeii (4–17 novembre) erano dedicati a Giove nel Circus Flaminius. Nati da una rivendicazione civica, divennero un’istituzione statale. Tito Livio, Plauto e Valerio Massimo ne rivelano la portata religiosa, politica e teatrale: la libertà plebea celebrata sotto lo sguardo degli dèi.
Ludi Plebeii: quando la plebe romana fa festa
Ogni anno, dal 4 al 17 novembre, Roma si riempiva di musica, teatro e processioni: era il tempo dei Ludi Plebeii, i giochi plebei. Meno celebri dei Ludi Romani di settembre, ma inseriti molto presto nel calendario civico, questi giochi costituivano la grande festa popolare dell’autunno. La plebe vi celebrava Giove Capitolino, il suo dio tutelare, in un circo che considerava proprio: il Circus Flaminius.
Nella Roma repubblicana, i giochi pubblici non erano mai semplici divertimenti: esprimevano l’equilibrio dei poteri e la gerarchia degli ordini. I Ludi Plebeii ne furono uno dei simboli: una festa del popolo, per il popolo, ma riconosciuta dallo Stato.
Una festa del popolo, specchio dei Ludi Romani
I Ludi Plebeii erano organizzati dagli edili plebei, magistrati eletti tra il popolo. Costituivano il contraltare diretto dei Ludi Romani, presieduti dagli edili curuli appartenenti alla nobiltà. Questa dualità istituzionale incarnava l’equilibrio tra i due ordini: patrizi e plebei.
Secondo i Fasti Praenestini [1], la festa si svolgeva per quattordici giorni, dal 4 al 17 novembre, e raggiungeva il suo apice il 13, giorno delle Idi di novembre, consacrato al banchetto di Giove Capitolino (Epulum Iovis). Questo pasto sacro, celebrato dalla plebe, faceva da contrappunto a quello che i patrizi offrivano in settembre durante i Ludi Romani. In novembre, la plebe onorava Giove non sul colle Capitolino, ma nel Campo Marzio, uno spazio che le apparteneva e che simboleggiava la sua identità civica.
Origini politiche
Le origini di questi giochi risalgono ai primi tempi della Repubblica. Una tradizione tarda, trasmessa dal Pseudo-Asconio (commentatore medievale collegato a Cicerone), afferma che essi sarebbero stati istituiti dopo l’espulsione dei re, in onore della libertà, o per celebrare la riconciliazione della plebe dopo la sua secessione sull’Aventino [2]. Anche se questa spiegazione non ha valore di testimonianza antica, corrisponde bene al significato politico della festa: i Ludi Plebeii simboleggiavano la conquista della libertà civica da parte della plebe e la sua integrazione nel culto pubblico romano.
Il Circus Flaminius, un circo del popolo
Il luogo dei giochi non era il prestigioso Circus Maximus, riservato ai trionfi aristocratici, bensì il Circus Flaminius, costruito nel 220 a.C. dal censore Gaio Flaminio, tribuno della plebe e riformatore audace. Questo spazio del Campo Marzio, aperto alle assemblee e ai trionfi, divenne rapidamente il luogo delle cerimonie plebee. Lo stesso nome del circo, quello di un tribuno della plebe, ne faceva un simbolo di libertà politica.
Alcuni studiosi ricordano tuttavia che il Circus Flaminius non era un ippodromo in senso stretto: non possedeva né spina né carceres. Costruito prima dell’ascesa dei grandi circhi permanenti, serviva piuttosto come spianata per processioni, assemblee e trionfi. Le corse dei carri dei Ludi Plebeii si svolgevano probabilmente più a nord del Campo Marzio, in uno spazio allestito temporaneamente.
Le testimonianze di Tito Livio e di Valerio Massimo
Lo storico Tito Livio menziona più volte i Ludi Plebeii nel III secolo a.C.:
Nel 216 a.C.: «Ludi plebeii per biduum instaurati et Iovis epulum fuit ludorum causa.» [3]
Nel 206 a.C.: «Ludi plebeii instaurati…» [4]
E nel 199 a.C.: «Ludi plebeii instaurati et epulum Iovis fuit ludorum causa.» [5]
In tutti e tre i casi, Tito Livio impiega la stessa formula: ludi plebeii instaurati et epulum Iovis fuit ludorum causa. Il verbo instaurare — «riprendere», «rinnovare» — è un termine religioso: significava ricominciare la festa in caso di errore rituale (vitium). Questa instauratio ludorum è al centro del racconto di Valerio Massimo.
Quest’ultimo narra un episodio esemplare avvenuto proprio «durante i giochi plebei, attraverso il Circus Flaminius» [6]. Un cittadino del popolo, Tito Latinio, ricevette in sogno l’ordine di Giove di avvertire i consoli: il dio non era stato soddisfatto del danzatore dell’ultima pompa circensis e richiedeva una ripetizione accurata dei giochi. Temendo di immischiarsi negli affari religiosi dello Stato, Latinio tacque. Suo figlio morì subito dopo, e lui stesso fu colpito da paralisi. Quando infine decise di parlare davanti al Senato, riacquistò l’uso degli arti sotto gli occhi di tutti.
Questo racconto illustra il posto dei Ludi Plebeii nella religione pubblica: il messaggio di Giove passa attraverso un uomo del popolo, e la colpa rituale comporta la ripetizione dei giochi, esattamente come indicava Tito Livio. È anche la prima attestazione esplicita che collega i Ludi Plebeii al Circus Flaminius.
Il teatro dei Ludi Plebeii
Come i Ludi Romani, anche i giochi plebei comprendevano una parte di spettacoli teatrali (ludi scaenici). Fu durante questi giochi, nel 200 a.C., che ebbe luogo la prima rappresentazione dello Stichus di Plauto, «acta ludis plebeis, Cn. Baebio, C. Terentio aedilibus plebeiis…» [7]. Questa rara didascalia fa dei Ludi Plebeii un luogo centrale della creazione teatrale romana: la commedia latina nacque nel quadro delle feste del popolo.
Una festa popolare divenuta festa di Stato
Nel I secolo a.C., i Ludi Plebeii erano pienamente integrati nel calendario ufficiale. Cicerone, evocando le sue funzioni di edile, elenca i giochi sacri che deve celebrare: quelli di Cerere, di Libero e Libera, di Flora, e i più antichi in onore di Giove, Giunone e Minerva [8]. Non distingue più i Plebeii dai Romani: entrambi appartengono ormai a una stessa tradizione religiosa della Repubblica.
Ciò che era iniziato come una rivendicazione politica divenne un’istituzione statale: i Ludi Plebeii non sono più soltanto la festa del popolo, ma la festa del popolo riconosciuto dalla città.
Per le note, si veda la versione francese.
English version
IN BRIEF. A festival of the Roman people, the Ludi Plebeii (4–17 November) honoured Jupiter in the Circus Flaminius. Born of a civic demand, they became a state institution. Livy, Plautus and Valerius Maximus reveal their religious, political and theatrical significance: plebeian freedom celebrated under the gaze of the gods.
Ludi Plebeii: when the Roman plebs celebrated
Each year, from 4 to 17 November, Rome came alive with music, theatre, and processions: it was the time of the Ludi Plebeii, the Plebeian Games. Less famous than the Ludi Romani held in September, but established very early in the civic calendar, these games were the great popular festival of autumn. The plebs celebrated Jupiter Capitolinus, their tutelary god, in a circus they regarded as their own: the Circus Flaminius.
In Republican Rome, public games were never mere entertainment: they expressed the balance of powers and the hierarchy of social orders. The Ludi Plebeii were one of their symbols — a festival of the people, for the people, but recognised by the State.
A people’s festival, mirror of the Ludi Romani
The Ludi Plebeii were organised by the plebeian aediles, magistrates elected from among the common people. They formed the direct counterpart to the Ludi Romani, which were presided over by the curule aediles from the nobility. This institutional duality embodied the balance between the two orders: patricians and plebeians.
According to the Fasti Praenestini [1], the festival lasted fourteen days, from 4 to 17 November, reaching its climax on the 13th — the Ides of November — the day of the banquet of Jupiter Capitolinus (Epulum Iovis). This sacred meal, celebrated by the plebs, echoed the one offered by the patricians in September during the Ludi Romani. In November, the plebs honoured Jupiter not on the Capitoline Hill but on the Campus Martius, a space of their own and a symbol of their civic identity.
Political origins
The origins of these games go back to the early days of the Republic. A later tradition, transmitted by Pseudo-Asconius (a medieval commentary attached to Cicero), claims they were instituted after the expulsion of the kings, in honour of liberty, or to mark the reconciliation of the plebs after their secession to the Aventine [2]. Although this explanation is not an ancient testimony, it fits the political meaning of the festival: the Ludi Plebeii symbolised the plebs’ conquest of civic freedom and their integration into Rome’s public cults.
The Circus Flaminius, a people’s circus
The venue of the games was not the prestigious Circus Maximus, reserved for aristocratic triumphs, but the Circus Flaminius, built in 220 BC by the censor Gaius Flaminius, a tribune of the plebs and a bold reformer. This space on the Campus Martius, open to assemblies and triumphs, soon became the setting for plebeian ceremonies. The very name of the circus, that of a tribune of the plebs, made it a symbol of political liberty.
Some scholars note, however, that the Circus Flaminius was not a racetrack in the strict sense: it had neither spina nor carceres. Built before the great permanent circuses, it served rather as an open esplanade for processions, assemblies, and triumphs. The chariot races of the Ludi Plebeii were probably held further north on the Campus Martius, in a temporarily arranged space.
Testimonies of Livy and Valerius Maximus
The historian Livy mentions the Ludi Plebeii several times in the 3rd century BC:
In 216 BC: Ludi plebeii per biduum instaurati et Iovis epulum fuit ludorum causa. [3]
In 206 BC: Ludi plebeii instaurati… [4]
And in 199 BC: Ludi plebeii instaurati et epulum Iovis fuit ludorum causa. [5]
In each case, Livy uses the same formula: ludi plebeii instaurati et epulum Iovis fuit ludorum causa. The verb instaurare — “to resume,” “to repeat” — is a religious term: it meant that the festival had to be repeated in the event of a ritual fault (vitium). This instauratio ludorum lies at the heart of Valerius Maximus’s account.
He tells of a striking episode that occurred precisely “during the Plebeian Games, through the Circus Flaminius” [6]. A plebeian citizen, Titus Latinius, received in a dream Jupiter’s order to warn the consuls: the god had not been satisfied with the dancer in the latest pompa circensis and demanded that the games be performed again with due care. Fearing to meddle in the State’s religious affairs, Latinius kept silent. His son died immediately afterwards, and he himself was struck by paralysis. When at last he decided to speak before the Senate, he recovered the use of his limbs in full view of all.
This story shows the place of the Ludi Plebeii within public religion: Jupiter’s message reached Rome through a man of the people, and the ritual fault led to a repetition of the games — exactly as Livy described. It is also the earliest explicit testimony linking the Ludi Plebeii to the Circus Flaminius.
Theatre at the Ludi Plebeii
Like the Ludi Romani, the Plebeian Games included dramatic performances (ludi scaenici). It was during these games, in 200 BC, that the first performance of Plautus’s Stichus took place, “acta ludis plebeis, Cn. Baebio, C. Terentio aedilibus plebeiis…” [7]. This rare didascalia makes the Ludi Plebeii a key venue for Roman theatrical creation: Latin comedy was born in the context of the people’s festival.
A popular festival that became a state institution
By the 1st century BC, the Ludi Plebeii had been fully integrated into the official calendar. Cicero, referring to his duties as aedile, lists the sacred games he was to celebrate: those of Ceres, Liber and Libera, of Flora, and the oldest ones in honour of Jupiter, Juno, and Minerva [8]. He no longer distinguished between the Plebeii and the Romani: both now belonged to the same religious tradition of the Republic.
What had begun as a political claim had become a state institution: the Ludi Plebeii were no longer merely the people’s festival, but the festival of a people recognised by the city.
For notes, see the French version.
Dates
Novembre 4, 2026 Toute la journée
202624novToute la journée21décRepeating EventBrumalia
Description
Détail de la statue d'un éphèbe couronné de lierre. Fin du 1er siècle, Volubilis. Musée archéologique de Rabat,
Description

Ante diem octavum Kalendas Decembres – Ante diem duodecimum Kalendas Januarias
Dans le calendrier romain, les Brumalia étaient des fêtes hivernales célébrées à la fin de novembre et en décembre. Peu connues en comparaison des Saturnales ou des Lupercales, ces festivités mettaient en lumière l’importance des cycles saisonniers dans la vie des Romains et des peuples de l’Antiquité.
Le terme Brumalia dérive du mot latin bruma, qui signifie « le jour le plus court » ou « solstice d’hiver », marquant ainsi le début de la célébration, autour du 24 novembre. Cette fête s’étendait souvent jusqu’au solstice d’hiver, au 21 décembre, voire au-delà dans certaines pratiques locales. L’esprit de ces célébrations était avant tout agricole et pastoral, mais elles prenaient aussi des accents religieux et politiques.
Les Brumalia remontent aux temps pré-romains, ancrées dans la reconnaissance des forces naturelles qui rythmaient les saisons. À l’approche de l’hiver, les récoltes étaient terminées, les champs étaient en sommeil, et les bêtes avaient été abattues ou mises à l’abri pour survivre au froid. C’était donc un moment propice à la réflexion, à l’introspection, mais aussi aux célébrations.
Durant les Brumalia, les Romains honoraient plusieurs divinités. On offrait des sacrifices à Saturne, le dieu du temps et de l’agriculture, pour protéger les récoltes, et à Cérès, déesse des moissons. La figure d’Apollon, dieu solaire et protecteur de l’hiver, était également centrale, car il symbolisait le retour progressif de la lumière après la période la plus sombre de l’année. On priait pour la bonne santé des récoltes à venir et pour la fécondité de la terre.
Les festivités comportaient des aspects festifs et conviviaux. Il était de coutume d’offrir des cadeaux, en particulier des couronnes de lierre, symbole de longévité, mais aussi de déguster du vin nouveau. L’ivresse, symbolisant l’abandon à la nature, faisait partie intégrante des réjouissances, tout comme les banquets, qui marquaient une pause dans les rigueurs de l’hiver.
Sous l’Empire, et particulièrement durant le règne de l’empereur Justinien, les Brumalia devinrent des célébrations plus formelles, adoptées par la cour impériale de Constantinople. Bien que ces fêtes eussent à l’origine une dimension païenne, elles s’adaptèrent aux réalités de la nouvelle culture chrétienne. En effet, Justinien lui-même prolongea certaines des pratiques, en les liant à des commémorations plus civiques, tout en s’éloignant des anciens cultes polythéistes.
Le dernier vestige des Brumalia fut probablement absorbé par les festivités chrétiennes autour de Noël. La tradition du festin, du vin, et des cadeaux survécut dans les pratiques populaires, mais le sens religieux évolua.
Dates
Novembre 24, 2026 - décembre 21, 2026 (Toute la journée)
décembre
202624novToute la journée21décRepeating EventBrumalia
Description
Détail de la statue d'un éphèbe couronné de lierre. Fin du 1er siècle, Volubilis. Musée archéologique de Rabat,
Description

Ante diem octavum Kalendas Decembres – Ante diem duodecimum Kalendas Januarias
Dans le calendrier romain, les Brumalia étaient des fêtes hivernales célébrées à la fin de novembre et en décembre. Peu connues en comparaison des Saturnales ou des Lupercales, ces festivités mettaient en lumière l’importance des cycles saisonniers dans la vie des Romains et des peuples de l’Antiquité.
Le terme Brumalia dérive du mot latin bruma, qui signifie « le jour le plus court » ou « solstice d’hiver », marquant ainsi le début de la célébration, autour du 24 novembre. Cette fête s’étendait souvent jusqu’au solstice d’hiver, au 21 décembre, voire au-delà dans certaines pratiques locales. L’esprit de ces célébrations était avant tout agricole et pastoral, mais elles prenaient aussi des accents religieux et politiques.
Les Brumalia remontent aux temps pré-romains, ancrées dans la reconnaissance des forces naturelles qui rythmaient les saisons. À l’approche de l’hiver, les récoltes étaient terminées, les champs étaient en sommeil, et les bêtes avaient été abattues ou mises à l’abri pour survivre au froid. C’était donc un moment propice à la réflexion, à l’introspection, mais aussi aux célébrations.
Durant les Brumalia, les Romains honoraient plusieurs divinités. On offrait des sacrifices à Saturne, le dieu du temps et de l’agriculture, pour protéger les récoltes, et à Cérès, déesse des moissons. La figure d’Apollon, dieu solaire et protecteur de l’hiver, était également centrale, car il symbolisait le retour progressif de la lumière après la période la plus sombre de l’année. On priait pour la bonne santé des récoltes à venir et pour la fécondité de la terre.
Les festivités comportaient des aspects festifs et conviviaux. Il était de coutume d’offrir des cadeaux, en particulier des couronnes de lierre, symbole de longévité, mais aussi de déguster du vin nouveau. L’ivresse, symbolisant l’abandon à la nature, faisait partie intégrante des réjouissances, tout comme les banquets, qui marquaient une pause dans les rigueurs de l’hiver.
Sous l’Empire, et particulièrement durant le règne de l’empereur Justinien, les Brumalia devinrent des célébrations plus formelles, adoptées par la cour impériale de Constantinople. Bien que ces fêtes eussent à l’origine une dimension païenne, elles s’adaptèrent aux réalités de la nouvelle culture chrétienne. En effet, Justinien lui-même prolongea certaines des pratiques, en les liant à des commémorations plus civiques, tout en s’éloignant des anciens cultes polythéistes.
Le dernier vestige des Brumalia fut probablement absorbé par les festivités chrétiennes autour de Noël. La tradition du festin, du vin, et des cadeaux survécut dans les pratiques populaires, mais le sens religieux évolua.
Dates
Novembre 24, 2026 - décembre 21, 2026 (Toute la journée)
202603décToute la journée04Repeating EventBona Dea
Description
Ante diem tertium Nonas Decembres Bona Dea, littéralement
Description
Ante diem tertium Nonas Decembres

Bona Dea, littéralement «Bonne Déesse», occupe une place singulière dans le panthéon romain. À la fois divinité de la chasteté, de la fécondité et de la guérison, elle incarne un idéal de pureté féminine, exclusivement honoré par les femmes. Ses rites, marqués par le secret et l’exclusion des hommes, sont parmi les plus énigmatiques de la religion romaine.
Le culte de Bona Dea est enveloppé de mystère, et même son nom n’était pas prononcé dans le cadre des cérémonies. Elle est souvent assimilée à d’autres figures divines telles que Ops, la déesse de l’abondance, ou même à la déesse Fauna, épouse de Faunus. Son identification avec d’autres déesses reflète la fluidité des croyances romaines, où une même divinité pouvait prendre des formes multiples. Bona Dea est également associée à la guérison et à la protection des femmes, ainsi qu’à la fertilité des champs et des animaux, la plaçant au cœur de la vie domestique et agricole.
Le culte de Bona Dea était unique en son genre. Il se déroulait lors de rituels fermés, strictement réservés aux femmes, en particulier aux matrones (femmes mariées romaines). Les cérémonies étaient organisées au domicile du magistrat suprême de la ville de Rome, souvent le consul, mais c’est sa femme qui présidait aux rites. Les hommes étaient non seulement exclus, mais même les représentations masculines –statues ou images– étaient voilées ou écartées de l’espace rituel.
Les rituels se tenaient principalement en décembre, et, bien que l’on ignore beaucoup de détails, on sait que des sacrifices d’animaux et des offrandes de vin étaient faits à la déesse. Contrairement à d’autres cultes, la consommation de vin, normalement interdite aux femmes en dehors de ces contextes rituels, était permise lors de ces célébrations. Le vin était dissimulé sous l’appellation de «lait» et le récipient dans lequel il était contenu était appelé une «urne au miel» (mellarium), soulignant ainsi le caractère symbolique et secret de ces rites.[1]
L’Épisode Scandaleux de 62 av. J.-C.
Le culte de Bona Dea est surtout connu à travers un scandale politique majeur qui éclata en 62 av. J.-C., impliquant l’homme politique Publius Clodius Pulcher. Selon les récits de l’époque, Clodius se serait déguisé en femme pour infiltrer les célébrations de Bona Dea, qui se tenaient alors chez Pompée, dont l’épouse présidait les rites. Sa présence masculine dans un espace sacré réservé aux femmes fut perçue comme un sacrilège majeur.
Bien que Clodius ait été jugé pour ce crime, il fut acquitté grâce à la corruption, un événement qui souligna la tension politique grandissante de la fin de la République romaine. Cet épisode n’en contribua pas moins à renforcer la perception du culte de Bona Dea comme un espace sacré, inaccessible et inviolable.
Outre les rituels annuels, Bona Dea avait également un temple sur l’Aventin, une des collines de Rome. Ce temple était également réservé aux femmes, et seuls les serpents sacrés, symboles de régénération et de guérison, y étaient autorisés comme gardiens. Bona Dea, de par son rôle protecteur des femmes et des foyers, était souvent priée pour assurer la santé des femmes et leur fertilité, jouant un rôle crucial dans les affaires domestiques.
Les attributs de Bona Dea comprenaient des plantes médicinales, en particulier la sauge, utilisée pour ses vertus curatives, ainsi que des serpents et des symboles de la fécondité comme les cornes d’abondance. Son culte, bien que mystérieux, montre combien la religion romaine accordait une place particulière à la protection des femmes, tout en préservant leur autonomie rituelle dans un monde dominé par les hommes.
[1] Voir l’article: Un baiser pour détecter l’odeur du vin… la surveillance des femmes romaines
Dates
Décembre 3, 2026 - décembre 4, 2026 (Toute la journée)
202605décToute la journéeRepeating EventFaunalia Rustica
Description
Nonis Decembribus Les Faunalia étaient des fêtes religieuses célébrées en
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Nonis Decembribus

Les Faunalia étaient des fêtes religieuses célébrées en l’honneur de Faunus, le dieu romain des bois, des champs et des créatures sauvages. Divinité rustique et pastorale, Faunus était perçu comme le protecteur des troupeaux, des agriculteurs, et plus largement des campagnes. Les Faunalia, souvent fêtées en milieu rural, constituaient un moment important pour les communautés agraires, soucieuses de maintenir un équilibre entre la nature sauvage et les activités humaines.
Faunus, souvent comparé à Pan dans la mythologie grecque, était une figure hybride, mi-humaine, mi-animale, dont l’apparence mêlait traits humains et caractéristiques animales, comme des cornes ou des pieds de chèvre. Il régnait sur les forêts et les espaces sauvages, et symbolisait à la fois la fertilité de la terre et la puissance incontrôlée de la nature.
Ce dieu protégeait non seulement les troupeaux et les cultures, mais il possédait également une dimension oraculaire, pouvant délivrer des prophéties à ceux qui le consultaient. Ses pouvoirs étaient cependant ambivalents : Faunus pouvait être à la fois bienveillant, en garantissant la fertilité et la prospérité des terres, ou redoutable, en envoyant des calamités naturelles ou des maladies si on négligeait de l’honorer.
Les Faunalia Rustica, célébrées le 5 décembre, étaient la forme principale de ces fêtes. Leur nom fait référence à la campagne (rusticus, en latin), et elles avaient lieu dans des villages et hameaux reculés. Les habitants de la campagne, principalement des agriculteurs et des bergers, rendaient hommage à Faunus en tant que protecteur des troupeaux et des terres agricoles.
Les festivités comprenaient des sacrifices d’animaux, généralement des chèvres, des moutons ou des vaches, animaux associés à la vie pastorale et à Faunus lui-même. Les sacrifices avaient pour but de garantir la bienveillance du dieu pour l’année à venir, notamment en ce qui concerne la protection des troupeaux contre les prédateurs ou les maladies. Les paysans faisaient aussi brûler des offrandes de fruits, de céréales et de vin en l’honneur du dieu, dans l’espoir d’assurer la fertilité des terres.
Une fois les sacrifices accomplis, la fête se poursuivait par des danses, des chants et des banquets, où les villageois s’abandonnaient à la joie collective, souvent dans une atmosphère de relâchement. Cette festivité incarnait un moment de répit et de convivialité au sein des communautés rurales, renforçant leurs liens sociaux après une année de labeur dans les champs.
Si les Faunalia Rustica étaient célébrées surtout dans les campagnes, la ville de Rome elle-même honorait aussi Faunus à travers un autre rituel, les Faunalia Urbana, le 13 février. Plus urbaines, ces festivités s’éloignaient légèrement de l’aspect strictement pastoral et agricole des Faunalia Rustica, tout en conservant leur caractère enjoué et exubérant.
Faunus était également célébré lors des Lupercales, fêtes où des prêtres appelés Luperques couraient à travers la ville en frappant les passants avec des lanières de peau de chèvre, en un geste symbolisant la purification et la fertilité. Faunus, en tant que dieu des bois et de la nature, jouait donc un rôle central dans les rituels de fécondité et de protection.
Faunus, bien que divinité mineure comparée à Jupiter ou Mars, occupait une place importante dans l’imaginaire romain. Sa figure symbolisait l’équilibre fragile entre la nature sauvage et l’activité humaine, rappelant aux Romains que, malgré leurs prouesses techniques et leurs conquêtes, ils demeuraient dépendants de la nature.
Dans un monde où la nature était à la fois une source de subsistance et une force indomptable, Faunus représentait cette dualité. Il était à la fois celui qui veille et protège, et celui qui doit être apaisé pour éviter des calamités. Le caractère rituel des Faunalia montre combien la religion romaine était liée aux réalités quotidiennes des populations, notamment rurales, où le respect des forces naturelles passait par des pratiques religieuses régulières.
Dates
Décembre 5, 2026 Toute la journée
202611décToute la journéeRepeating EventAgonalia - Sol Indiges
Description
Parmi les diverses Agonalia célébrées dans le calendrier romain, celles
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Parmi les diverses Agonalia célébrées dans le calendrier romain, celles du 11 décembre occupaient une place particulière. Ce jour était dédié à une divinité associée au soleil, Sol Indiges, et reflétait l’importance du soleil dans la culture romaine, notamment pour garantir la prospérité des récoltes et la régularité des saisons. En tant que fête de sacrifice et de purification, les Agonalia de décembre jouaient un rôle crucial pour apaiser les dieux et assurer la protection de la cité avant les mois d’hiver.
Sol Indiges est une figure relativement mystérieuse dans la religion romaine. Son nom, Indiges[1], fait référence à un dieu indigène ou originel, distinct de Sol Invictus, un autre dieu solaire adopté plus tard sous l’influence orientale. Sol Indiges incarne une divinité solaire archaïque, dont le culte, bien que modeste par rapport à d’autres figures comme Jupiter ou Mars, était néanmoins d’une importance symbolique pour les Romains.
Le soleil était essentiel dans la religion romaine, non seulement en tant que source de lumière et de chaleur, mais aussi comme garant de la fertilité des terres. En ce sens, honorer Sol Indiges à la fin de l’année permettait de maintenir l’équilibre cosmique et d’assurer que le cycle des saisons se poursuivrait, avec la lumière solaire indispensable au renouveau agricole du printemps.
Comme lors des autres Agonalia, le cœur de la célébration était un sacrifice rituel. Le rex sacrificulus, prêtre chargé des sacrifices, immolait un bélier en offrande à Sol Indiges. Ce sacrifice, appelé hostia, visait à apaiser le dieu et à garantir sa bienveillance pour la cité romaine. La cérémonie se déroulait dans un cadre public, probablement sur l’un des autels solaires, comme celui du temple de Sol sur le Quirinal.
Le sacrifice avait une forte valeur symbolique à cette période de l’année, marquant une transition importante dans le cycle solaire. En effet, décembre est le mois où les jours sont les plus courts, et l’Agonalia du 11 décembre anticipait le solstice d’hiver, moment où la lumière solaire recommence à croître. Par ce rituel, les Romains cherchaient à s’assurer que Sol Indiges poursuivrait son cycle régulier et que la lumière revienne, un présage favorable pour les mois à venir.
L’Agonalia de décembre revêtait aussi une importance particulière car elle marquait une période de transition vers l’hiver, une saison difficile dans le monde antique. Avec les jours plus courts et le froid qui s’installe, les sacrifices aux divinités comme Sol Indiges étaient vus comme une forme de protection contre les rigueurs de la nature. Sol était perçu comme un allié divin, dont la lumière était nécessaire pour surmonter les périodes sombres et froides.
Le caractère purificateur de ces cérémonies renforçait la connexion entre l’ordre cosmique et l’équilibre de la cité. En sacrifiant à Sol Indiges, les Romains espéraient purifier leur communauté des éventuelles influences négatives avant de plonger dans les mois d’hiver. Il s’agissait d’une sorte de réinitialisation religieuse, permettant d’entrer dans cette période de l’année avec l’assurance que les dieux veillaient sur eux.
Le culte de Sol Indiges, bien que modeste dans ses manifestations publiques par rapport à celui de Sol Invictus, reflète l’importance symbolique du soleil pour les Romains. Le soleil n’était pas seulement une source de vie, mais aussi une puissance divine capable de réguler l’ordre du monde. En honorant Sol Indiges, les Romains rappelaient leur dépendance envers les cycles naturels et renforçaient l’idée que les forces divines contrôlaient l’harmonie cosmique.
Avec le temps, et notamment sous l’Empire, le culte de Sol Invictus, d’origine orientale, supplanta en partie celui de Sol Indiges. Sol Invictus devint un symbole fort de la puissance impériale, notamment sous l’empereur Aurélien, qui en fit une divinité majeure. Cependant, l’Agonalia de décembre, dédiée à Sol Indiges, représentait une continuité des anciennes croyances romaines centrées sur les cycles naturels et la vie rurale.
[1] Dictionnaire Gaffiot: Indĭgĕs, ĕtis, m., v. Indĭgĕtēs, um, m., Indigètes, divinités primitives et nationales des Romains : Virg. G. 1, 498 ; Liv. 8, 9, 6.
Dates
Décembre 11, 2026 Toute la journée
202617décToute la journée23Repeating EventSaturnalia
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Ante diem sextum decimum Kalendas Ianuarias - Ante diem decimum Kalendas Ianuarias Détail de la face
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Ante diem sextum decimum Kalendas Ianuarias – Ante diem decimum Kalendas Ianuarias

Les Saturnalia étaient parmi les célébrations les plus populaires et emblématiques de la Rome antique, honorant Saturne, le dieu de l’agriculture. Ces fêtes, qui se déroulaient chaque année à la mi-décembre, commençaient initialement le 17 décembre et se prolongeaient souvent jusqu’au 23 décembre. Elles marquaient la fin des semailles et le début de la saison des récoltes, symbolisant un moment de transition dans le cycle agricole.
Les Saturnalia étaient caractérisées par un ensemble de rituels festifs. La célébration débutait par un sacrifice rituel dans le temple de Saturne, situé dans le Forum romain. Les Romains offraient des victimes, souvent des animaux, pour montrer leur dévotion envers le dieu. Pendant cette période, le travail était suspendu, offrant à tous l’occasion de participer aux festivités. Les citoyens se rassemblaient pour des banquets animés, où l’abondance de nourriture et de vin était à l’honneur.
Un des aspects les plus fascinants des Saturnalia était l’inversion des rôles sociaux. Les esclaves, traditionnellement soumis à l’autorité de leurs maîtres, jouissaient d’un certain relâchement de leurs tâches et avaient la liberté de se moquer de leurs patrons. Cette inversion temporaire favorisait un sentiment de camaraderie et de joie partagée au sein de la communauté, permettant à chacun, quelle que soit sa position sociale, de participer à la fête.
L’échange de cadeaux était également une tradition bien établie durant les Saturnalia. Les Romains offraient des présents symboliques, allant de figurines à de la nourriture, renforçant ainsi les liens d’amitié et de famille. Ces échanges s’inscrivaient dans un esprit de générosité et de convivialité qui caractérisait la période.
Avec le temps, les Saturnalia ont laissé un héritage durable sur la culture romaine et ont influencé des célébrations ultérieures, notamment les traditions chrétiennes de Noël. Des éléments tels que les repas festifs et l’échange de cadeaux trouvent leur écho dans les festivités modernes.
Lire nos articles:
Dates
Décembre 17, 2026 - décembre 23, 2026 (Toute la journée)
202621décToute la journéeRepeating EventDivalia / Angeronalia
Description
Ante diem duodecimum Kalendas Ianuarias Les Divalia ou Angeronalia sont des fêtes romaines célébrées le 21 décembre, marquant le solstice d'hiver. Ces célébrations, qui se déroulaient en l'honneur de
Description
Ante diem duodecimum Kalendas Ianuarias
Les Divalia ou Angeronalia sont des fêtes romaines célébrées le 21 décembre, marquant le solstice d’hiver. Ces célébrations, qui se déroulaient en l’honneur de la déesse Angerona, sont intéressantes pour comprendre la manière dont les Romains associaient leurs pratiques religieuses aux cycles naturels et à la protection divine.
Angerona, la déesse honorée pendant ces fêtes, est une divinité mineure de la mythologie romaine, souvent représentée avec un doigt sur les lèvres, ce qui symbolise le silence et la discrétion. Elle est associée à la guérison des douleurs et des peines, ainsi qu’à la protection contre les ennemis. Son nom est lié au mot angor signifiant «étroit», ce qui symbolise la difficulté que les Romains cherchaient à surmonter à cette période de l’année.
Le culte d’Angerona incluait des sacrifices rituels dans le petit temple de Volupia, une autre déesse mineure associée au plaisir et à la satisfaction. Volupia, bien que souvent assimilée à Voluptas, déesse gréco-romaine du plaisir, servait d’emblème du contentement à l’intérieur du rituel.
Les rites de Divalia / Angeronalia comportaient des sacrifices dans le temple de Volupia. Les prêtres, appelés pontifes, offraient un sacrifice rituel à Angerona, invoquant sa protection et sa bénédiction pour l’année à venir. Dans son sanctuaire, la statue d’Angerona était souvent ornée d’un bandeau ou marquée d’un sceau, indiquant le silence et la protection. Ce geste symbolisait la capacité d’Angerona à protéger les Romains contre les menaces, en préservant le secret sacré de la ville.
Dates
Décembre 21, 2026 Toute la journée
202625décToute la journéeRepeating EventDies Natalis Solis Invicti
Description
Ante diem octavum Kalendas Ianuarias En tant qu'empereur de 270 à 275, Aurélien est connu pour sa victoire contre la reine de Palmyre, Zénobie, et pour sa restauration de
Description
Ante diem octavum Kalendas Ianuarias
En tant qu’empereur de 270 à 275, Aurélien est connu pour sa victoire contre la reine de Palmyre, Zénobie, et pour sa restauration de l’ordre au sein de l’Empire romain. Pour renforcer le sentiment unitaire de l’empire, Aurélien décide d’instaurer un nouveau culte commun à l’ensemble de l’Empire, un culte qui n’était plus efficacement assuré par le culte impérial existant.
En décembre 274, lors de l’inauguration de son temple au Champ-de-Mars de Rome, Aurélien officialise le culte de Sol Invictus. Le 25 décembre, date considérée comme celle du solstice d’hiver, est proclamée comme le jour de la naissance du Soleil invaincu (en latin: dies natalis Solis Invicti). Ce nouveau culte est destiné à être le patron principal de l’Empire romain et est accompagné par un collège de prêtres spécifiques, les pontifices Solis («prêtres du Soleil»). Le temple de Sol Invictus, construit avec le butin rapporté de la campagne contre Zénobie, reçoit un important culte à partir de cette date.
Cette nouvelle fête tombe peu de temps après la fête très ancienne des Saturnales, qui duraient du 17 au 23 décembre et étaient considérées comme la plus importante de la Rome antique. Le 25 décembre commence ainsi à être associé à une naissance, un concept repris par la suite par le christianisme, qui en fait le jour de la naissance de Jésus, donnant naissance à la fête de Noël. L’étymologie et le sens religieux du terme Natalis sont préservés dans des mots comme Nadal en espagnol, Natale en italien, etc.
Ce culte de Sol Invictus n’affecte ni les autres cultes polythéistes, ni le culte chrétien, qui continuent à coexister, souvent en conflit, avec le nouveau culte solaire instauré par Aurélien.
Lire notre article:
Dates
Décembre 25, 2026 Toute la journée
janvier
202709janvToute la journéeRepeating EventAgonium Jani
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Ante diem quintum Idus Ianuarias Les Agonalia étaient d'anciennes festivités
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Ante diem quintum Idus Ianuarias

Les Agonalia étaient d’anciennes festivités religieuses romaines, célébrées plusieurs fois par an en l’honneur de diverses divinités. Parmi ces célébrations, l’Agonalia du 9 janvier occupe une place particulière dans le calendrier religieux romain. Cette date était traditionnellement associée à Janus, le dieu des commencements, des portes et des passages.
Les origines de l’Agonalia du 9 janvier remontent probablement à l’époque de Numa Pompilius, le semi-légendaire deuxième roi de Rome, qui est traditionnellement crédité d’avoir introduit et codifié de nombreux rites religieux. L’association avec Janus est renforcée par la nature même du dieu: Janus représentait à la fois la fin d’une année et le début d’une nouvelle, symbolisant ainsi la transition entre l’ancien et le nouveau. Les cérémonies de l’Agonalia, alors, seraient une forme de rite de passage, non seulement pour l’année nouvelle mais aussi pour la communauté dans son ensemble.
En ce jour, selon Ovide et Varron, le rex sacrorum sacrifiait un bélier à Janus. Ce sacrifice était peut-être un vœu pour la nouvelle année: l’approbation donnée par le rex sacrorum à l’assistant qui demandait l’autorisation d’effectuer le premier sacrifice de l’année était considérée comme un bon présage pour tous les sacrifices à venir et comme un signe de leur acceptation par les dieux.
Il semble que cette fête était étroitement liée au dies agonalis du 11 décembre, le Septimontium, avec lequel elle formait peut-être une période de deux jours autour du solstice d’hiver. Il s’agirait alors de rituels anciens accomplis par le rex pour célébrer la «mort et renaissance» du soleil.
Il existe plusieurs versions sur le nom exact de cette fête et sur sa signification. Ovide, dans ses Fastes (Ov. Fast. I, 319 et suivants; cf. Macr. Sat. I, 16, 5), l’appelle dies agonalis ou agonalia. Selon lui, l’étymologie principale réside dans le fait que, avant d’accomplir le sacrifice, le prêtre ou le victimarius avait l’habitude de demander une sorte de permission aux dieux pour la mise à mort de la victime, en utilisant le mot agone. Ce mot serait issu de ago (j’agis) et de ne (particule interrogative). Une autre étymologie, également rapportée dans ce passage, fait remonter le nom de la fête à agonia, un ancien terme désignant le bétail, qui serait ensuite devenu synonyme de victimes sacrificielles (Fest. 9), où la fête est appelée agonium.
Dates
Janvier 9, 2027 Toute la journée
202711janvToute la journéeRepeating EventJuturnalia
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Ante diem tertium Idus Ianuarias Les Juturnalia, célébrées le 11 janvier,
Description
Ante diem tertium Idus Ianuarias

Les Juturnalia, célébrées le 11 janvier, étaient une fête dédiée à Juturne, une déesse associée aux sources, fontaines et eaux courantes. Son culte, profondément enraciné dans la religion romaine, reflète des croyances ancestrales autour de l’eau comme source de vie et de purification.
Le culte de Juturne semble provenir de Lavinium, où la déesse était vénérée pour son lien avec une source sacrée près du fleuve Numicus. Les Romains en firent une divinité locale, liée au lacus Juturnae dans le Forum. Son nom pourrait dériver du latin juvare («aider, assister»), évoquant son rôle bénéfique. Une variante, Diuturna, a été interprétée comme signifiant «fille de Jupiter», établissant une possible connexion avec le dieu suprême.
Selon une hypothèse philologique, Juturne pourrait également avoir été une divinité protectrice de la société héroïque, une figure étroitement associée à la prospérité et à la vitalité.
Dans les récits mythologiques, Juturne est décrite comme la fille de Vénilia, une déesse des eaux douces, et comme la sœur du roi rutule Turnus. Aimée de Jupiter, elle reçut l’immortalité et la tutelle des sources en récompense de leur relation. Elle est parfois présentée comme l’épouse de Janus, avec qui elle aurait eu pour fils Fontus, une autre divinité liée aux eaux.
Dans l’Énéide de Virgile, Juturne intervient pour secourir son frère Turnus pendant son duel contre Énée. Elle lui rend son épée et tente de le sauver, avant d’être contrainte par une Furie envoyée par Jupiter de se retirer, laissant son frère à son destin tragique.
Le principal lieu de culte de Juturne à Rome était le lacus Juturnae, une fontaine située dans le Forum Romain, près du temple de Vesta et des Dioscures (Castor et Pollux). Ce site, considéré comme une source d’eau pure et salubre, jouait un rôle central dans les rituels religieux publics.
Les légendes associent étroitement Juturne aux Dioscures. Après la bataille du lac Régille, Castor et Pollux auraient abreuvé leurs chevaux à cette fontaine. Les découvertes archéologiques sur ce site incluent des statues des Dioscures, renforçant ce lien mythique.
Un temple dédié à Juturne fut également érigé au Champ de Mars par C. Lutatius Catulus, après sa victoire lors de la première guerre punique en 241 av. J.-C. Situé près de la fontaine de l’aqua Virgo, il comportait une statue dorée de la déesse.
La fête des Juturnalia honorait Juturne comme garante de la pureté et de la vitalité des eaux. Célébrée le 11 janvier, elle impliquait notamment la corporation des fontaniers, des artisans qui gagnaient leur vie grâce à l’eau. La date, en plein mois de janvier, est significative: Juturne était parfois associée à Janus, divinité du début de l’année, et à leur fils commun Fons.
Les célébrations incluaient probablement des rites de purification, des offrandes à la déesse, et des processions dans les lieux qui lui étaient consacrés.
Dates
Janvier 11, 2027 Toute la journée
202711janv(janv 11)13:5615(janv 15)13:56Repeating EventCarmentalia
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Ante diem tertium Idus Ianuarias - Ante diem octavum decimum Kalendas Februarias Les Carmentalia étaient des fêtes religieuses romaines très anciennes,
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Ante diem tertium Idus Ianuarias – Ante diem octavum decimum Kalendas Februarias
Les Carmentalia étaient des fêtes religieuses romaines très anciennes, célébrées en l’honneur de la déesse Carmenta. Ces festivités, qui avaient lieu les 11 et 15 janvier, sont remarquables dans le calendrier romain par leur structure unique: deux jours séparés par un intervalle de trois jours. Cette particularité a intrigué les historiens, bien qu’elle trouve des parallèles dans d’autres cycles festifs du calendrier romain, comme les Quinquatrus et les Tubilustrum, ou encore les Consualia et les Opalia.
Carmenta, selon la tradition, était une divinité aux origines très anciennes, comme en témoigne l’existence d’un flamen carmentalis, prêtre spécialisé dans son culte [Cicéron, Brutus XIV, 57 ; ILS 1418]. Cependant, dès la fin de la République, les détails de son culte étaient déjà confus.
Selon la légende rapportée par Ovide (Fastes I, 462 et suivants; VI, 531) et Tite-Live (Histoire romaine I, 37), Carmenta était la mère d’Évandre, un héros venu d’Arcadie qui s’installa dans le Latium. Dotée de dons prophétiques, elle accompagna son fils et s’établit près du Capitole, au niveau d’un promontoire connu sous le nom de Saxum Carmentae [Tite-Live, V, 47, 1-2; Denys d’Halicarnasse, I, 32; Servius, Commentaire à l’Énéide VIII, 339]. Après sa mort, un sanctuaire (sacellum) fut érigé en son honneur à cet endroit, près de la porta Carmentalis.
Ainsi Carmenta était-elle une déesse de la naissance et de la prophétie, associée à l’innovation technologique, à la protection des mères et des enfants, et au rôle de patronne des sages-femmes. Elle aurait également, selon certaines traditions, inventé l’alphabet latin.
Elle est souvent associée à l’eau, comme le mentionne Virgile (Énéide VIII, 336), peut-être en lien avec la proximité de sa fête avec celle de Juturne (11 janvier). Les dons prophétiques, fréquemment reliés aux sources et aux cours d’eau, renforcent cette association. Isidore de Séville (Origines I, 4, 1; V, 39, 11) précise que son nom dériverait de carmen (chant ou oracle), et qu’elle aurait introduit l’alphabet chez les Latins.
Carmenta était également vénérée avec deux divinités associées: Porrima et Postverta, symbolisant respectivement la connaissance du futur et du passé. Selon Aulu-Gelle (Nuits attiques XVI, 16), ces figures étaient invoquées pour des accouchements sans complication, en fonction de la position du bébé à la naissance.
Les pratiques religieuses liées à Carmenta révèlent une dévotion empreinte de respect pour la vie et la pureté. Un texte de Varron, cité par Censorinus (De die natali II, 2), souligne que le jour de naissance était marqué par des libations de lait ou de vin, mais sans sacrifices sanglants. Cette règle s’appliquait également au culte de Carmenta: il était interdit d’introduire des objets en cuir ou des carcasses d’animaux dans son sanctuaire.
Les matrones romaines jouaient un rôle central dans le culte de Carmenta. Selon Plutarque (Questions romaines 56) et Ovide (Fastes I, 619-626), un second jour de fête (15 janvier) aurait été ajouté à la suite d’un conflit entre les matrones et le Sénat, qui leur avait interdit l’usage des chariots couverts (carpenta). En signe de protestation, elles auraient cessé d’accomplir leurs devoirs conjugaux, entraînant une baisse des naissances. Le Sénat, cédant à leurs revendications, leur restitua ce privilège, et le deuxième jour des Carmentalia fut instauré.
Dates
Janvier 11, 2027 13:56 - janvier 15, 2027 13:56